L'année 2010 ne sera pas l'année Detox, nous en sommes certain désormais. Consolation et de taille, 2010 marquera le retour de Game avec son R.E.D album et l'avènement d'un jeune loup de la Côte Ouest : Nipsey Hussle. Si le rap westcoast à tendance Gangsta a ses Glorieuses derrière lui et son panthéon tout construit, force est de constater qu'il lui reste encore quelques génies dans ses lampes. Originaire de Crenshaw et tout juste âgé de 25 ans, la réputation de Nipsey Hussle n'est déjà plus à faire. Une silhouette et un flow qui nous rappellent Snoop Dogg - dont il est très proche soit dit en passant - des textes pragmatiques et incisifs, Nipsey Hussle possède toutes les qualités de l'Elu, celui qui redonnera ses lettres de noblesses au rap westcoast. Si tout se passe comme prévu, 2010 sera l'année de la consécration pour Ermias Asghedom de son vrai nom avec la sortie de son premier album : South Central State Of Mind qui devrait lui permettre de se positionner dans les charts et lui assurer un décollage serein. Fort de la sortie de ces trois mixtapes : Bullets Ain't Got No Name volume 1 à 3, le rappeur possède déjà de furieux titres dans ses bagages comme « Hussle is in the house », « Roll the windows up » ou encore « RSC 4 Life » que je vous invite à écouter et réécouter. Voila pour mon coup de coeur du moment.
« Allo ? Oui bonjour c'est votre agence d'interim au téléphone ! J'ai peut-être quelque chose pour vous : une petite pige pour la nouvelle compilation Punk Goes Classic Rock, ça vous intéresse ? - Oui beaucoup - Parfait, vous voila ajoutés au tracklisting - Super, merci, au revoir ! » C'est en gros le coup de téléphone qu'ont reçu les We The Kings, les Every Avenue ou encore les Summer Set . Vous l'aurez compris, le nouveau Punk Goes débarque le 27 avril prochain et avec lui les mêmes groupes fadasses encore et toujours. A part peut-être The Almost ou Pierce The Veil, la majorité des formations présentes sur cette compilation ne m'intéresse pas ou plus. Oui je sais, j'ai tendance à exagérer parfois mais, pour faire echo aux collègues du webzine Alternativ News et à leur chronique du dernier Artist Vs Poet, je commence vraiment à me lasser de ces formations clonées au charisme zero. Quoi qu'il en soit l'artwork et la tracklist de ce nouveau volet sont disponibles ici. Je prépare d'avance mon pamphlet contre le « Punk Goes Hymnes des supporters de foot » qui ne devrait pas tarder à arriver si le saga garde le rythme. J'en profite pour rappeler à ceux qui bougonnent que mes articles sont à prendre au vingt-septième degré !
Hop Hip Hop Cypress Hill est de retour en trombe et on nous livre quelques infos sur Rise Up, nouvel album de la formation prévu pour le 6 avril prochain. Au programme une fête de feats avec Tom Morello sur les titres « Rise Up » et « Shoot'em down », Daron Malakian sur « Trouble Seeker » - dont il est aussi le producteur - Mike Shinoda sur « Carry Me Away » ou encore Evidence and Alchemist sur « Pass the Dutch ». Au programme : 15 titres dont le single « It Ain't Nothin » que vous connaissez déjà et qui fout diablement la pêche ou encore « Get Em Up » que vous avez eu l'occasion d'entendre il y a quelques mois. Artwork et tracklisting complet disponible ici. J'en profite pour vous dire que si vous passez du côté de Londres le 6 Juin prochain, vous risquez fort de croiser Cypress Hill en première partie de Rage Against The Machine pour leur concert gratuit. Intéressant non ? Si vous êtes un habitué du sommeil agité, rassurez-vous : la signature d'Ashanti sur le label Aftermath n'est pour le moment qu'une rumeur. Le successeur de The Declaration pourrait être, en effet, produit dans son integralité par Dr Dre mais rien ni personne n'est en mesure de confirmer l'information. Parlons Eminem maintenant - oui bon Eminem westcoast le raccourci est facile - le rappeur, accompagné des D12 devrait se lancer dans une tournée européènne très prochainement. Quelques escales déjà calées : l'Ecosse, la Suisse et l'Irlande.
Story of the year est de retour avec The Constant. Une fois de plus Story nous sert du Story et une fois de plus le combo le fait bien. L'ensemble de l'opus s’avère très radiophonique et très « cheezy » mais quel album ! « The Ghost Of You and I » est à mon goût le meilleur titre de cet opus. Refrain ultra-efficace, chant clair et assuré qui me rappelle parfois celui de Chester Bennington, les guitares virevoltent pour un morceau qui fait mouche. « I'm Alive », sous ses airs de standard rock FM made in Us se veut en fait très lourd et très puissant. Le petit plus offert par Story of the Year : ce côté fédérateur qui fait de chaque chanson un hymne en puissance « The Children Sing » et ses choeurs d'enfants puissants, sa voix rauque à la Jaccoby Shaddix ou le très punk rock « To The Burial » avec son chant à la limite de la rupture et son solo endiablé. La voix du frontman est souvent doublée et certains passages sont scandés ce qui sublime l'intensité de chaque morceau. Le combo n'a jamais caché ses influences punk hardcore, il suffit d'écouter « Won Threw Ate » ou encore « Times Goes On » et sa rythmique très Bad Religion pour s'en rendre compte. La ballade de l'album : « Holding on to you » prend des allures de Dashboard Confessionnal avec son duo piano voix, mais ne décolle pas malheureusement. Story of the Year, tout comme Bowling For Soup pour le pop punk par exemple, semble bénéficier d'une free Card étonnante : les albums s'enchaînent, la formule reste la même et les médias ne bronchent pas. La formation possède une fanbase plutôt solide et toujours autant de crédit auprès des professionnels de la musique. Il faut dire que Story est un groupe nature, on ne peut plus authentique qui n'a jamais eu d'autre considération que celui de faire la musique qui lui ressemble. The Constant est la très bonne surprise rock de ce début d'année. A écouter au casque et les yeux fermés.
Cruskin, très jeune formation pop - rock alternatif originaire de Tours nous livre son premier EP : From Lie to Truth. Au menu : un cinq titre honnête à mi-chemin entre le pop rock délicat de 1997 et le power néo de Mypollux. L'écoute commence par « Broken », sans aucun doute le meilleur titre de ce disque. Riff catchy, son mi-lourd, Cruskin ralentit le tempo dans la foulée pour laisser place au chant de Sabrina. La voix mi-grave de la chanteuse manque encore de justesse mais l'efficacité est là, notamment grâce au doublage de celle-ci sur le refrain, plus lourd et - comme je le disais un peu plus haut - très Mypollux dans l'esprit. « I Don't want to be ignored » débute en finesse sur un duo basse-voix. L'ambiance feutrée mêlée à la voix douce de la chanteuse me rappelle vraiment le premier album de 1997, toutes proportions gardées évidemment. La fin du morceau est plus généreuse en énergie. L'écoute se poursuit sur « Bite me Now », titre sobre et plus lourd. L'ensemble fait parfois preuve de maladresse, Cruskin est encore à la recherche d'une certaine harmonie. Sur « What You Deserve », plus pop punk, j'entrevois rapidement le parallèle avec la voix de Hayley Williams. Mais à part cette timide proximité de timbre, et la part belle faite par le groupe à la mélodie, la comparaison avec Paramore n'a pas vraiment de raison d'être. C'est le piano qui a la parole en toute fin de morceau. « Révélation » est à mon goût le plus mauvais titre de cette galette, curieux puisqu'il a été choisi pour rejoindre le sampler d'un numéro de Rock One. Dommage, le riff de départ est excellent mais le chant - et l'anglais - approximatif lui font cruellement défaut. À pas feutrés et avec la sobriété d'un Ilis - déjà chroniqué sur le blog - Cruskin parvient à livrer un cinq titres sympathique. Séduisant par son métissage de sonorités pop rock et plus métal, ce From Lie to Truth fait tout de même défaut sur quelques points : les compos sont inégales, les parties chantées révèlent un potentiel mélodique certain, mais manquent de justesse. L'ensemble manque encore d'une certaine identité et d'un poil de post prod. Malgré tout, il s'agit d'un premier EP, produit avec les moyens du bord donc. Cruskin a de l'idée et du talent. Il ne lui manque plus que l'expérience.
Les britanniques de Deaf Havana seront en concert à Paris le 1er avril prochain et plus précisement à la scène Bastille en compagnie de Post Offense. Si leur présence dans la capitale n'est pas une blague, leur nouveau clip pour le titre « Nicotine And Alcohol Saved My Life » est en revanche hilarant. Difficile de croire que la formation aux racines Punk Hardcore découverte en première partie des Escape The Fate il y a quelques mois - je parle de leur première venue - est désormais parti chercher bonheur du côté pop - pop punk. J'avais d'ailleurs eu l'occasion de chroniquer leur premier - très bon - EP intitulé They Call It The Easy Life avant de faire, volontairement, l'impasse sur leur premier album Meet me halfway, at least plutôt insipide malgré le bon « Friends like these ». Ah on me dit dans l'oreillette que Deaf Havana devrait nous balancer un nouvel opus pour 2010. Bonne ou mauvaise nouvelle, seul l'avenir le dira.
Akon a révélé lors d'une récente interview - quelques bribes de traductions sur le site de Rap2k - qu'il avait pu entendre du nouveau son de Dr Dre. Et on ne parle - probablement - pas de Detox ici puisqu'il s'agirait de musique dance. Cette révélation intervient alors qu'Akon abordait le sujet Lady Gaga et leur histoire commune avec Interscope. Coïncidence ? Hum... Pour rappel Lady Gaga est l'une des égéries du Beats by Dre et possède sa propre ligne d'écouteurs. Le nouvel album de la chanteuse est en préparation et la demoiselle jouit d'une côte de popularité ascendante auprès des artistes Hip Hop. Le feat avec Wale, l'aventure Beyonce, les sollicitations de Game... De là à penser que Dre se pencherait sur le nouvel album de Lady Gaga, il n'y a qu'un pas ! J'espère simplement - si collaboration il y a - que Detox n'en subira pas, une nouvelle fois, les conséquences. J'apprécie énormément Lady Gaga et j'attends avec impatience son nouvel et deuxième album, mais le feuilleton Detox a assez duré...
Les titres et les clips de La Fouine se suivent et se ressemblent. Disponible depuis peu : la vidéo de « Nés pour briller » avec Green, MLC et Canardo, extrait de la compilation Capitale du crime volume 2. Commercial ou underground, le débat ne m'interesses pas. Mais qualitativement, La Fouine semble lever un peu le pied. A l'instar d'Autopsie Volume 3 de l'ami Booba, ces mixtapes à l'eau tiède commencent sérieusement à me lasser. Espéront que les prochaines sorties studio des deux rappeurs viennent relancer un peu la machine.
Sefyu semble enfin de retour et il était temps ! Au programme : un court extrait de son nouvel et troisième album, successeur du très bon « Suis-je le gardien de mon frère » et une mini-interview qui revient sur la - courte - carrière du rappeur dans le foot et sa préférence pour l'Olympique de Marseille. Ouais bon d'accord, l'instru dévoilée ne dure pas plus de 3 secondes et comme moi vous vous êtes faits piéger par ce titre racoleur. Quoi qu'il en soit vous pouvez retrouver cet extrait insignifiant dans la vidéo ci-dessous, enregistrée pour les besoins de Mytelefoot. Je dois avouer ne plus suivre Telefoot donc ne pas être au parfum concernant cette petite émission annexe. Mais bon, au moins maintenant on sait que Molotov est vraiment sur le retour !
La vidéo du titre « Sabotage » reprise - que dis-je : réinterprétation - du titre des Beastie Boys par les canadiens de Cancer Bats est visible ci-dessous. C'est certain : les bûcherons à slims ne sont jamais à court d'imagination. Au passage la scène d'intro me rappelle pas mal l'ouverture du clip « Still Waiting » des Sum41 ! Mais si rappelez vous quand le boss de chez Island leur demande de revenir sous le sobriquet de The Sums. Ah la belle époque... Bref pour revenir sur Cancer Bats, sachez que leur nouvel opus Bears, Mayors, Scraps and Bones sera disponible le 13 avril. Plus d'info et du son sur leur myspace. Une petite promenade en forêt ?
The Game continue de faire saliver la planète Hip Hop avec la sortie prochaine - 23 mars ? - de R.E.D. Cette fois-ci, l'emblématique rappeur a demandé à ses fans s'ils préféraient entendre un premier single produit par Dre ou Pharrell. Une facon comme une autre de se passer la pommade : « voyez de qui je me suis entouré, voyez ce dont je suis capable et à quel point R.E.D est une bombe » si vous voulez la traduction. Vantardise ? Et alors... Game peut bien s'autoriser quelques fautes d'orgueil. Oui c'est le fan qui écrit ces lignes. Quoi qu'il en soit, c'est Dre qui semble avoir le plus de crédit auprès des fans malgré sa relative absence sur la scène médiatique. Et tout à fait logiquement, la tendance est à la sortie d'un premier titre made in Pharrell, les fans souhaitant garder le meilleur pour la fin et conserver un peu de mystère autour de la participation de Monsieur Andre Young à ce R.E.D. D'autre part, sachez que Game sera présent sur l'album solo de Travis Barker aux côtés de Rick Ross ou encore Lil Wayne. Un album très attendu également.
La nouvelle vidéo de Story Of The Year pour l'excellent « I'm Alive » est visible ci-dessus. La chronique de l'album arrive très bientôt et je peux déjà vous dire qu'elle sera plus que positive. Et si vous ne connaissiez pas encore ce titre, il devrait vite vous en convaincre. L'album The Constant est disponible dans les bacs et le groupe s'apprête à partir en tournée accompagné - entre autres - de Maylene and the sons of Disaster. Aucune date française n'est annoncée pour le moment.
Le clip de « Foetus » de Booba extrait de la mixtape Autopsie volume 3 est depuis ce matin disponible sur le net et en exclu pour Dailymotion. Dans la lignée de « Double Poney » et « Rat des villes », « Foetus » se révèle interessant sur la forme et l'esthétique mais manque cruellement d'originalité. L'ère Autopsie volume 3 semble à bout de souffle et il me tarde d'écouter le prochain album du rappeur prévu pour cette année. Comme il l'a récemment confirmé via plusieurs interviews, Booba enregistre actuellement le successeur de 0.9 du côté de Miami et nous promet un extrait très bientôt sur les ondes. Plus d'infos sur le myspace de l'Artiste.
Je vous parlais du clip de « Guerre Sainte » il y a quelques jours sur allglorious en vous présentant son teaser. Vous pouvez désormais visionner le clip - réalisé par Origin Prod - dans son intégralité. « Guerre Sainte » est extrait du Twage EP, un cinq titre rock-metal toujours disponible à la vente. Plus d'infos et du son sur le myspace du groupe.
Gad Elmaleh ironisait dans l'un de ses sketchs sur le fait que vieillir c'était allumer sa radio, tomber sur Nostalgie et s'exclamer « Ca c'était de la musique ». Hilarant. Oui mais voila, je suis retombé sur le « Dans ma rue » de Doc Gyneco. Un morceau magnifique ou la plume sarcastique - mais désormais envolée - du Doc se balade avec son flow nonchalant sur une instru addictive à l'accent westcoast. Eh bien me voila victime du syndrome Nostalgie et je rigole beaucoup moins maintenant. Le rap c'était mieux avant ? Sacré titre quand même...
Ils font le buzz et remuent les foules en ce moment, les rappeurs parisiens de Sexion d'Assaut sont partout. Souvent comparé au wu-tang tant musicalement que pour l'unité et la cohésion véhiculée par le groupe, Sexion d'Assaut renoue avec la tradition des collectifs hip hop que l'on avait un peu perdus de vue depuis la fin des grandes heures de IAM, de la Fonky Family ou même de la Mafia Trece. Je vous invite à découvrir - ou redécouvrir le clip de « l'école des points vitaux » - qui cartonne en ce moment sur le net. Sachez que L'école des points vitaux l'album du groupe sera disponible le 29 Mars 2010 et qu'un extrait de cet opus intitulé « Casquette à l'envers » est disponible à cette adresse. On se rematte aussi le clip de « Wati bon son » pour l'occaz.
Selon le site Rapbasement, Dre s'apprête à poursuivre Death Row Records - qui n'est plus dirigé par Suge Knight je vous le rappelle - label appartenant désormais à la structure Wideawake. Selon Dre, les royalties du disque The Chronic ne lui auraient pas été versés depuis 14 ans. La réedition du monument - The Chronic Re-lit - disponible depuis quelques mois n'aurait pas non plus rapporté d'argent au boss d'Aftermath. Evidemment, il est bien plus facile pour Dre d'attaquer Death Row maintenant que l'imposant Suge Knight n'est plus de la partie, Dieu sait quelle tournure aurait pris ce conflit autrement. Et tant qu'à vous parler de Death Row, autant que je vous place cette petite vidéo désormais cultissime : un live coup de poing où vous pouvez retrouver sur une même scène Lady Of Rage, Snoop Dogg, Dr Dre, Sam Sneed ou encore The Dogg Pound. Légendaire !
Suite à la chronique de l'album - et agréable surprise je dois dire - From The Grave de Simplyd4rk il y a quelques jours sur allglorious, je vous propose aujourd'hui une petite interview qui vous permettra de cerner un peu plus le bonhomme et son univers particulier. Au programme : le Undead Rockstrial - style qui lui est propre - la session acoustique chez Goom Radio et les premiers retours concernant la sortie de l'album il y a quelques jours. Simplyd4rk a réussi à taire la totalité de mes préjugés le concernant et peut-être qu'au sortir d'une petite écoute plus attentive et après voir lu ce qui va suivre, vous changerez d'avis tout comme je l'ai fait.
Peux-tu présenter un peu SIMPLYD4RK et le « Undead Rockstrial » pour ceux qui ne connaissent pas ? SIMPLYD4RK est une formation originellement solo - de 2005 à 2008 - qui au fil du temps est devenu une team - avec Scread Seventh aux drums - puis un groupe fin 2009 avec Nervz XXVI (basse). Nos influences vont de l'indus au screamo en passant par des références plus classiques issues du métal ou du goth. Mon but lorsque j'ai lancé le projet était de donner un son et une image à mon univers intérieur, un monde baptisé Undead Rockstrial où les influences diverses et variées marient leurs contrastes pour donner quelque chose de personnel. Undead, vampires, zombies, et autres thèmes mortuaires liés à la culture horrifique / aux mythes vampiriques, mais aussi quelques références cyberpunk et autres japonisantes ou issues de la culture Dark, sont mes inspirations les plus fortes. SIMPLYD4RK, c'est un cocktail de sang et de rouille où l'énergie et l'émotion musicale se mêlent à une identité visuelle. J'y compose les musiques, écris les textes, les interprète et tisse l'univers graphique, étant graphic designer / illustrateur indépendant dans la vie de tous les jours. Je laisse la composition des parties de « vraie » drums et de « vraie » basse à la charge de mes musiciens, leurs instruments ayant vraiment une place dans mes compositions. Ce ne sont pas des faire-valoir, ils amènent leur énergie, leur personnalité et expérience, tout en collant à mes compos.
L'album est sorti il y a quelques jours maintenant, quels sont les premiers retours et en est tu satisfais ? Une fois de plus, comme lors de la sortie du clip de « No escape » qui a dépassé les 200 000 visites sur Youtube en 7 mois, nous avons été agréablement surpris de l'engouement qu'ont les gens pour ce que nous faisons. De nombreux retours, positifs, venant de webzine, fans, et autres proches. Ca fait plaisir de voir que se tuer au travail aboutit à une certaine reconnaissance, car il est clair que j'en ai bien mangé pendant des années et que les préjugés semblent tomber avec ce premier album.
Concernant l'univers que tu développes, qu'est-ce qui te motive à aller chercher l'inspiration du côté des morts plutôt que celui des vivants ? Intéressante question. Je dirai qu'à mes débuts je ne cherchais pas d'inspiration, je faisais ce qui me passait par la tête, ça m’a permis de me construire une certaine patte personnelle. Mais rester centré sur soi n'est certainement pas bénéfique à l'épanouissement artistique. Et après avoir été pas mal à l'écoute de ce qui se faisait actuellement (je pense au courant screamo / deathcore / et des trucs plutôt hip hop), j'effectue actuellement un retour aux sources en terme d'inspiration. Je me mets à réécouter du Sisters of Mercy, je suis toujours à fond sur les Misfits (avec Michael Grave comme chanteur dans les années 90 tout particulièrement) et davantage de musique goth. J'ai une envie d'approfondir mes textes, qu'ils soient du même acabit que ceux que j'écris en français par exemple. Etant un grand perfectionniste, je n'accepte pas la stagnation.
Sans remettre en cause la qualité de ton travail - bien au contraire - je suppose que tu dois faire face à certains commentaires déplacés. La répartie est-elle une arme nécessaire pour survivre dans la musique aujourd'hui ? Longtemps j'ai usé de la répartie, je pense notamment au web, mais cela ne sert à rien. Le web 2.0 incarne quelquefois la benne à ordure de ce monde et les asticots y pullulent. Quoique tu dises, tu auras toujours tort et ce que tu créés est forcément de la merde. Les ignorer est la meilleure des armes. Dans la vie réelle, par contre, il faut avoir quelquefois une sacrée paire de couilles, et une bonne répartie. La musique est un milieu riche culturellement et où tu rencontres des personnes exceptionnelles, mais aussi des requins qui ne pensent qu'à te soutirer le blé que tu n'as toi même pas. Quant aux groupes qui critiquent d'autres groupes, ces mecs n'ont rien capté. On est un petit pays, on a tout à gagner en se soutenant, ou au moins en ne gerbant pas sur le taf d'autrui. Si l'un de nous sort au grand jour, il fait de la France un pays visible pour son talent musical. Et plus les gens s'intéresseront à l'hexagone, plus il y a des chances que des groupes gagnent à vivre de leur musique, c'est là le rêve de la plupart des créatifs je pense, car quoi de mieux de ne vivre que pour ses idées et créations ? Et là je ne parle pas de faire la pute en faisant de la pop ou autre genre bien mainstream sous le couvert d'une commande quelconque…
As-tu déja essayé de chanter en français ? Le confort d'écriture et d'interprétation est-il si différent d'une langue à l'autre ? Je réserve le français à l'écriture et la poésie. C'est le même rapport que je peux avoir avec la peinture et un crayon : il m'est impossible de faire un truc léché avec de la peinture, j'ai envie de faire primer l'émotion, balancer de violents coups de scalpel dans la croute formée par la succession des couches, alors qu'avec le crayon, je passe des heures pour dessiner des détails. L'anglais a cette particularité de coller rapidement à la musique, peut être est-ce dû à notre culture musicale majoritairement anglophone... Je vois le français comme une langue plus froide et délicate, prompte à délier l'émotion d'une manière plus fine, ou tout l'inverse tourner dans le vulgaire avec une certaine noblesse de part sa consonance. C'est juste un matériau différent à employer. Mais je cherche actuellement à acquérir la même émotion que je peux avoir avec la langue française, dans l'écriture de mes textes anglophones, car l'anglais est un piège où la facilité est très vite atteinte, et je hais la facilité.
Certains de tes titres possèdent un fort accent screamo, as tu des groupes référents en la matière ? C'est Scread qui m'a fait découvrir la screamo en terme de cri. Avant, j'hurlais uniquement à la manière de « No escape », mes influences venant davantage de The Kovenant avec leur album Animatronics concernant ce cri (j'adorai l'idée de ce cri vraiment Undead, quasiment banshee-iesque). « How could I » fût la première chanson à intégrer du screamo avec sa fin énervée. Mes références ? Je ne suis pas vraiment bon à catégoriser les genres et je m'en fous un peu à vrai dire. En matière de scream, quelqu'il soit dans la culture indus / métal / et ses dérivés, mes préférences vont à : The Kovenant, Bring Me The Horizon, Psyclon Nine, My Own Private Alaska, Heaven Shall Burn, The Black Dahlia Murder, All Shall Perish et bien d'autres.
J'ai pu voir sur ton blog une vidéo de SIMPLYD4RK sur Goom radio ou tu y interprètes No Escape en version acoustique. Je crois savoir que tu projettes de poursuivre l'expérience... Lorsque Nervz XXVI (basse) a été intégré au projet, je lui ai demandé d'être bassiste pour le set « électronique » de SIMPLYD4RK, mais aussi de savoir faire de la gratte acoustique. Car si ma volonté est de n'employer aucune gratte (hormis synthétiques) sur le set électronique, je voulais créer une sorte de version annexe du projet, revenant à la source des choses : une gratte, une batterie dépourvue de tout artifice (caisse claire / cymbale / hit hat) et une voix. Primer l'émotion. Et avec cette configuration, les gens voient que ce n'est pas un groupe de plus de teenage sans voix bon qu'à se péter les cordes vocales en dégueulant dans un micro. Nous sommes jeunes et avons encore tout à apprendre, c'est la quête d'une vie, néanmoins cela ne veut pas dire que nous sommes dénué de maturité musicale. Le set acoustique est là pour montrer cela, tout en tissant une ambiance plus humaine avec le public. Y a un côté « feu de camp » que j'apprécie clairement là dedans et Nervz qui retranscrit toutes mes chansons sous leur forme acoustique a su faire ressortir en moi des manières de chanter qui m'étaient quasi-inconnues. C'est pourquoi il a carte blanche sur la réécriture des titres, il apporte des teintes qui ne figuraient jusqu'alors pas dans ma palette de composition.
Allglorious affiche clairement son double intérêt pour le rock et le hip hop et ton album varie les plaisirs en terme d'influences, je me permets donc de te poser cette question : Simplyd4rk est-il un groupe tolérant ? Pourrais tu pousser le vice jusqu'à aller intégrer des éléments plus pop voir hip hop dans tes compos ? Le métissage des genres, l'ouverture d'esprit, est à mon sens un plus. Le pseudo-élitisme entretenus par certains me gonflent profondément. Cela ne veut pas dire que j'accepte tout, loin de là, mais je suis quelqu'un de très ouvert et mes zikos viennent de milieux bien différents : Grossièrement, Scread vient du milieu post-hardcore / screamo / avec un gros kiff pour le hip hop, Nervz du power rock et du métal, et moi de l'indus et du goth. Concernant la chanson aux influences hip hop, c'est déjà le cas avec un titre live baptisé I'm fierce. J'adore le crunk, et suis un amateur du rythme et phrasé hip hop. Mélangés à mon son, et à nos voix (car Scread lâche ses baguettes pour venir screamer dessus), le résultat est ... surprenant ! A vrai dire au début je pensais que cette chanson serait un peu la bête noire de notre public, mais au final, elle est bien appréciée (et quoi de mieux que de voir toutes les mains en l'air bouger en rythme avec le beat ? Avec nos gueules d'Undead on incarne le suicide... hum... South Side ! ;D)
Après From The Grave, quelle est ta prochaine étape ? Tournée, nouveau clip ? Un second clip serait le bienvenu, mais faute d'argent, nous patienterons un peu, privilégiant la recherche de dates ! Une tournée, c'est ce qu'il nous faut actuellement !
Une exclu pour allglorious ? Un message à faire passer ?
Peut être un gros truc à venir, mais cela ne dépend pas de nous. Je t'en dirai plus si on nous valide la chose ;) Quant à ceux qui veulent poser leurs propres questions, qu'ils n'hésitent pas à aller sur : http://www.formspring.me/Simplyd4rk, c'est fait pour ! Quant au reste, achetez notre album, ça permet au groupe de sortir de nouveaux clips et de sortir d'autres cds ! Les infos sont sur myspace !
Dynamo code, formation rock originaire d'Ile de France est composée de Matt, Vince, Zoran, Coko et Tom, respectivement chanteur, guitaristes, bassiste et batteur. C'est le 22 février prochain que sera disponible leur album The Burglary. Au menu : neuf titres de rock alternatif à l'accent stoner. Un album timide et poussif qui ne m'a vraiment pas convaincu. D'entrée de jeu, l'opus est placé sur un rail qu'il ne quittera malheureusement jamais. Voix rauque à l'américaine, gros riffs « Bare Foot », ballades insipides « Would you like to see me naked », The Burglary est plutôt difficile à avaler. Pourtant, Dynamo code y met beaucoup de passion, d'authenticité et d'énergie à l'instar d'un groupe séparé mais dont je reste fan : Uneven, surtout à l'écoute de « Compassion » et de ses passages scandés. « Fight / Flight » passe un peu mieux, est plus nuancé, plus calme et certaines nappes me font penser à Incubus. La voix du frontman Matt dérive parfois dans les aigus, évoquant parfois celle du chanteur de Billy Talent « The Burglary ». Recherche d'une folie bienvenue et malheureusement trop rare sur l'opus. Dynamo code est un groupe noble qui dégage une certaine fougue. Mais ça n'est pas suffisant. La formule métal-stoner-alternatif du groupe ne prend pas. Les titres de The Burglary sont répétitifs, manquent cruellement d'originalité sinon de caractère. Dynamo code n'a rien du groupe insolent mais tout du docile épigone. Les fans du genre devraient malgré tout y trouver leur compte.
Censé conclure l'aventure musicale de Rob Zombie - le cinéma lui va si bien - il est évident que ce Hellbilly Deluxe 2 était attendu. Malheureusement, mon verdict est le suivant : médiocre. Eh oui je ne peux raisonnablement pas exiger la même chose d’un Rob Zombie que d’un Dynamo Code. Il y a bien quelques réjouissances ça et là : le grandiloquent « The man who laughs », que les violons et l'interlude batterie rendent épique. « Werewolf woman of The SS » et son accent rockabilly ou encore « Werewolf Baby » et son rock de bar old school qui vous donne envie d'enfiler le casque et la veste en cuir. « Mars Needs Women » pourquoi pas et son voyage sonore en Amérique profonde. Le reste est tout simplement gonflant. Parmi les catastrophes de ce Hellbilly Deluxe 2, le single « Sick Bubblegum » aussi plat qu'une planche à pain. Gros riffs, voix d'ogre, refrain vociféré façon Murderdolls, Rob Zombie apparaît rapidement à court d'imagination, un comble quand on connaît le personnage. « Burn », « Cease to Exist », « Dream Factory », autant de parpaings indigestes qui alourdissent un peu plus l'écoute de cet opus. Rob Zombie essaie en vain de nous transporter dans son univers loufoque : comptines macabres, références sonores au cinéma d'horreur, mais la magie n'opère pas. Il n'y a pas grand chose à retenir de ce supposé chapitre final. Si Rob Zombie joue correctement du Rob Zombie : sons délibérément crades, gros riffs, voix d'ogre ultra saturée et futs sauvagement martelés, le manque d'originalité de la formule n'est plus le petit détail qui interpelle, mais bien le gros défaut qui fâche. La voix de Zombie est lourde, abrutissante et l'interprétation pénible. Le grandiloquent « The man who laughs » ou le old school « Werewolf baby » s'avèrent plutôt réjouissants mais ne pourront vous éloigner de l'évidence : Hellbilly Deluxe 2, c'est beaucoup de bruit pour pas grand chose.
The Earl Grey, projet solo d'Alex - ex frontman des disparus d'A Thousand Leaves - a posté son teaser pour le single Day Off disponible le 14 février prochain, jour de la Saint-Valentin. Un titre qui vous sera proposé en libre-téléchargement. Pour ceux qui l'auraient manqué, une interview de The Earl Grey réalisée en Novembre dernier par allglorious est disponible ici. Alex revient sur la fin d'A Thousand Leaves et sur son nouveau projet. Amateurs de pop rock tendance californie, rendez-vous le 14 février prochain pour soigner vos carences en vitamine d et sur le myspace de The Earl Grey pour écouter quelques extraits.
Le clip de « It Ain't Nothin » de Cypress Hill et premier single de l'album Rise Up est enfin disponible sur la toile. Une vidéo d'excellente qualité sur le fond comme sur la forme ou le groupe se montre très en jambe. Le disque est toujours prévu pour le 6 Avril chez Priority Records, le label de Snoop qui décidément prend la fonction très à coeur. Je vous rappelle que ce single est téléchargeable gratuitement sur le site officiel de Cypress Hill mais pendant quelques heures seulement.
Game est de retour chez Aftermath, c'est en tout en cas ce qu'annonce le site rap2k. Côté ricain, on est un peu moins catégorique, Game étant un spécialiste des messages codés qu'il diffuse grâce à twitter. En cause : une photo du natif de compton avec quatre médailles aftermath autour du cou et une nouvelle déclaration d'allégeance à son mentor Dr Dre. On ne sait pour l'instant si cette hypothétique signature aura des incidences sur la sortie du disque mais R.E.D n'en reste pas moins l'un des albums les plus attendus de 2010. Pour ce qui est du projet Dre - Ashanti - Game, rien de très concret à signaler pour le moment. Sachez également que Snoop Dogg, nouveau boss de Priority Records, s'apprête à sortir une collection d'album remasterisés parmi lesquelles vous retrouverez le Strictly Business de EPMD, Eazy-duz-it de Eazy-E ou encore Ghetto D de Master P. Et comme si ça ne suffisait pas, reprenez un peu de vibe westcoast avec la sortie d'une compilation intitulée : The West Coast Blueprint réalisée par Snoop himself. Tracklist de cette nouvelle - et indispensable ? - galette ici, sortie prévue le 23 février.
Pratique quasi-singulière devenue tendance, le punk hardcore connaît depuis quelques années un essor considérable dans l'hexagone et dans les rues de Paris. Parmi la meute de jeunes loups prêts à tout dévorer, les parisiens de Fierce - nourri au Down to Nothing et autre Reign Supreme - distillent un hxc d'une sobriété bienvenue, sans artifice et malgré tout diablement efficace. « Alive » en tête de gondole suivi de « Count me in » et « Salvation » sont les trois titres issus de cette première démo de Fierce que vous pouvez vous procurer gratuitement ici. C'est riffé, c'est rythmé et scandé avec ce qu'il faut de branleur attitude dans la voix de son chanteur pour un résultat furieux. Tout ce que j’attends d'un bon disque de punk hardcore en somme, et c'est encore meilleur quand ça vient de chez nous. A découvrir d'urgence.
Simplyd4rk entité diabolique devenue trio infernal nous présente son premier album intitulé From The Grave. Pour être honnête, je ne m'attendais à rien de très palpitant. L'esprit encrassé de préjugés, il faut dire que les fréquentes sorties du bonhomme dans notre Rock One national ne m'avaient guère rassuré sur l'authenticité de la démarche et du projet. Mais, il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis et je ne voulais pas être ce con là. Et finalement quel bonheur : cet album est très bon. Simplyd4rk distille un métal indus hybride qui n'hésite pas à aller chercher du côté du screamo ou de l'électro. « No Escape » - voir le clip ici - est un excellent single transcendé par son refrain très screamo. « FCKM3 » est également très intéressant, le chant rocailleux de Simplyd4rk - tantôt très Mansonien tantôt plus Wednesday13 - traduit correctement le vice mis en avant par la chanson. A signaler également : « Guestlist », un single en puissance qui combine ambiance électro et atmosphère très néo métal. Je pense mieux comprendre le sens du mot « deathfloor ». « Crucified » est tout aussi radiophonique, certes, mais moins intéressante. « How could I » vaut tout autant le détour : intro piano et envolées mélodiques font de ce titre une sympathique ballade. Je n'irais pas jusqu'à parler d'Omni - objet musical non identifié - de l'album tant celui ci affiche clairement son penchant pour l'expérimentation. Ce disque comporte bien quelques imperfections. Les parties chantées manquent parfois d'intensité et les textes sont peu originaux pour ne pas dire stéréotypés à l'image du décor qu'ils plantent. Rien de très grave : musicalement l'ensemble est plutôt séduisant, surtout pour un premier opus. Contrairement à ce que l'on pouvait penser, From The Grave est un disque mature et audacieux. L'undeadrockstrial de Simplyd4rk séduit par sa capacité à traduire une certaine frénésie artistique sans lui ôter son efficacité et sa cohérence.
Il y a quelques semaines, les prodiges de la côte ouest South Central Cartel postaient le clip de « All Day Everyday » sur leur Vevo. Un clip vieux de douze ans que vous pouvez retrouver ici en haute qualité. Malheureusement censuré, le morceau a également été un peu remixé pour l'occasion. Mais le charme opère toujours et « All Day Everyday » reste l'un des morceaux légendaire du hip hop de la fin des années 90. Rappelons qu'il est extrait de l'album du même nom sorti en 1997 chez Island Def Jam. Un album culte sur lequel vous pouvez retrouver l'excellent « West Coast Gangstas » ou le génial « I'm a rider ». Egalement disponible sur le vevo du groupe les vidéos de « Servin'em heat » et « it's a SCC thang » en feat avec les Chi-lites, monument de la soul qui aura influencé quantité de formations Hip Hop.
Sully Sefil est de retour. Je vous parlai la dernière fois de son teaser « On ne vit qu'une fois » qui signe son come back. Sachez que le rappeur a récemment répondu aux questions du site N-Da-Hood.com via une petite interview vidéo plutôt intéressante. Son nouvel album, l'Amérique, le rap français, sa marque de vêtement : c'est avec une certaine décontraction – prétention ? - qu’il aborde les sujets qui lui sont proposés. Intéressant également : Sully Sefil revient sur la célèbre phrase de Booba "une pensée pour les rappeurs disparus comme Sully Sefil". Une disparition qu'il explique de manière peu convaincante, privilégiant une certaine prise de recul plutôt que d’évoquer une quelconque panne artistique. Quoi qu’il en soit, le bonhomme semble avoir saisis le second degré de la chose et affirme que ce n’est pas ce qui a motivé son retour. Je vous laisse vous faire un avis sur la question. Comme le dit Sully Sefil : on aime ou on n’aime pas. En ce qui me concerne ce sera l’option numéro 2. A moins que l’opus à venir me fasse mentir et croyez-moi je ne demande qu’à changer d’avis ! Réponse bientôt avec la sortie de l'album...
Cypress Hill a posté le trailer de sa nouvelle vidéo pour le titre « it ain't nothin ». Une vidéo coup de poing assez mégalo mais terriblement efficace qui devrait vous faire trépigner d'impatience. Retrouvez-la dans la suite de la news. L'album sera disponible le 6 Avril prochain via Priority Records le label de Snoop Dogg qui nous promet d'autres bonnes signatures pour la suite. Vous pouvez télécharger le titre à cette adresse moyennant une inscription à la newsletter du groupe.
Les amis de Bukowski seront en concert au Bataclan le 18 février prochain avec Aqme et Mass Hysteria. Une date exceptionnelle pour tous les amateurs de gros son made in chez nous. La formation stoner rock composée de Mat, Julien et Niko - respectivement chanteur et guitariste, bassiste et batteur - sera également sur scène le 1er Mars au Batofar et le 30 Mars à Lens. D'autres dates devraient être disponible bientôt si vous n'avez pas encore eu l'occasion de voir le trio sur scène. Le clip de « Pillbox », extrait de leur premier album Amazing Grace, est visible ici. D'autre part, sachez qu'après le succès de son premier opus, Bukowski plance actuellement sur le successeur de l'excellent Amazing Grace. Plus d'infos très bientôt et de nombreuses surprises.
Les 5 Goonies de Chunk! No Captain Chunk! aka Bert, Paul, Eric, Matt et Jonathan - respectivement chanteur, guitaristes, bassiste et batteur - ont posté le teaser de leur nouveau titre à venir. Vous pouvez retrouver l'extrait à cette adresse. La formation pop punk vitaminée au punk hardcore nous promet le désormais classique « New Everything » en février, autrement dit nouveaux sons, nouveau Myspace, de nouvelles dates peut-être et probablement quelques infos supplémentaires sur leur opus. Fans de Set Your Goals et A Day to Remember, précipitez vous sur le myspace du groupe pour découvrir sons et vidéos.
Et un nouveau titre pour The Game intitulé « Shake », construit sur un sample de Otis Redding. La prod est signée Cool and Dre et le morceau est plutôt original. R.E.D se rapproche un peu plus. Pas de nouvelles fraîches concernant Detox mais une interview de Curtis Young qui évoque très rapidement l'opus. Encore une fois rien ne filtre vraiment et l'enregistrement de cet album apparaît un peu plus comme un véritable secret d'état. Enfin, sachez qu'un nouveau clip de Snoop Dogg est disponible à cette adresse Il s'agit du morceau « Cancun » en featuring avec Kurupt qui figurera sur More Malice, l'extension de Malice In Wonderland. Un titre curieux ou sonorités traditionnelles westcoast se mèlent à un beat electro. Pas exceptionnel mais tout à fait dans l'esprit Snoop autant le titre que la vidéo elle-même.
La Hollande nous envoie Destine, jeune groupe de punk rock que vous devez forcément connaître si vous lisez la presse rock et teenage. Très vite identifiée à la vibe groupie-rock générée par les clowns de Tokio Hotel, la formation et son guitariste Hubrecht Eversdijk à l'inénarrable tignasse n'a pourtant rien du fiasco supposé. Plutôt doués sur scène - une bonne performance en première partie des Blackout au mois de décembre dernier - et honnête dans la démarche, les cinq musicos de Destine avaient tout pour réussir : un contrat juteux avec Sony Music, de bons prods dans le carnet d'adresse et toute la fougue de leurs jeunes années. Oui mais voilà : le buzz ne dure jamais qu'un temps. Et à en juger par la discrétion qui entoure la sortie de ce premier album intitulé Lightspeed, Destine semble déjà un peu loin dans les esprits. Une tendance qui risque de se confirmer à l'écoute de cet opus plutôt timide.
Les plus : « Stars ». Un morceau ensoleillé, léger comme un titre de surf rock. Le refrain est un peu moins bon mais les couplets sont interprétés avec justesse et passent comme une lettre à la poste. « Where are you now » : une jolie ballade aux guitares virevoltantes. Une atmosphère plus intense, plus mélodique, les choeurs donnent de la profondeur au refrain, le chant est juste. « Burn », un peu plus lourd et plus rock. Une rapidité d'exécution caractéristique des formations emo - pop punk à la Silverstein ou à la Four Letter Lie. La seconde guitare s'échappe et riffe correctement le tout. Le refrain est ultra efficace. L'ajout de passages scandés auraient été plutôt judicieux comme sur « Am I So Blind » et son refrain à l'accent punk.
Les moins : Un Keyboard au chômage technique. Quitte à officialiser son utilisation, autant s'en servir pour donner un peu de relief aux morceaux. Il est donc dispensable ici. « Forget about me » et son intro très Farewell : du pop rock de B.O plus proche de Busted que de Simple Plan ou Paramore. Le mièvre et adolescent « Wake me » : un modèle de niaiserie teenage qui ferait presque passer la formation pour un sous Evan and Jaron ou Sixpence None The Richer - j'ai beaucoup de respect pour ces deux groupes attention - hormis la voix masculine. Il y a bien ça et là quelques sons intéressants - tiens voila le Keyboard - mais globalement le morceau est déconcertant d'ennui. « In Your Arms » : du déjà vu. Un morceau qui ressemble énormément et curieusement - je l'ai déjà dit - au « You've made us conscious » de The Audition. Riff emo, chant pop rock, efficace après deux ou trois écoutes mais plutôt moyen. « Spiders » est plus lourd, plus rythmé mais moyen également. Dommage, Destine prenait quelques risques notamment dans le chant avec la voix plus éraillée de Robin. « California Summer » débute de belle façon et semble tout droit sortie de la bande originale d'un Américain Pie, une fois le refrain arrivé, le titre s'avère beaucoup moins réjouissant. « Sinking Sand » manque cruellement de relief. La ballade « In The End » manque de puissance. Le chant mi-aigu sur le refrain n'atteint pas l'intensité espérée par le groupe. Les quelques orchestrations – violons et piano - rehaussent un peu le morceau sans lui permettre de s'envoler.
Destine c'est un peu comme ces sodas qui vous coûtent moins d'un euro la bouteille. Sur le moment c'est satisfaisant pourvu que vous ayez l'estomac solide mais vous ne recommencerez pas l'expérience. Il y a bien quelques titres sympathiques comme « Burns », « Stars » et son accent surf rock - bonne ambiance à la Fight Fair ou encore « Where are you now », plus pop et dont la mélodie se laisse apprécier mais le reste est vraiment trop ennuyeux pour faire de ce Lightspeed un bon album. Je ne reproche pas au groupe son côté attrape-groupies et gueules de couvertures, ça ne m'intéresse pas. Je reproche à Destine de ne pas se montrer assez costaud et aventureux pour être un bon groupe de pop punk et pas suffisamment tendre et expérimenté pour être un bon groupe pop. Quitte à vouloir adoucir ses compos, pourquoi ne pas avoir poussé le vice un peu plus loin ? Il n'y a pas de honte à rechercher une intensité tout autre que celle d'un gros riff de guitare. Destine rend ici une copie de bonne foi mais qui manque cruellement d'identité et de relief.
Les parisiens de Fierce seront en concert le 6 février à la Péniche Alternat dans le cadre du Hardcore show - Onore Edgewear release Party aux côtés de Strike Back, Life As War ou encore Time's Up. La formation Punk Hardcore menée par Ben (Street Of Rage - Tyler) au chant et composée de Remo, Momo, Amon et Echark, respectivement batteur, bassiste et guitaristes, a posté trois morceaux sur son Myspace dont l'excellent « Alive ». Le groupe sera également sur scène le 6 mars du côté de Hazebrouck et le 8 Mai à Lille. Au menu : un punk hardcore incisif et concis, bien riffé et furieux qui devrait ravir les amateurs du genre, moi le premier. Leur première démo trois titres est à télécharger gratuitement à cette adresse. Un groupe à suivre de très près.
Les amis de Twage ont uploadé le teaser de « Guerre Sainte », leur prochain clip prévu pour le 16 février. Si vous habitez du côté de Cergy Pontoise, sachez que la formation rock / metal sera en concert le 12 février au Pacific Rock à Cergy, accompagné pour l'occasion du groupe de pop rock Ilis. Twage jouera également du côté de la scène Bastille le 27 février avec Smash Hit Combo et Stentor et se rendra à Orléans le 5 Juin. Le clip de « Pardonne moi » est lui visible sur la toile, et le Twage EP toujours disponible à la vente. Du son et plus d'informations sur le myspace du groupe.
Ca avance pour les Die On Monday. Un nouveau morceau intitulé « Femme fatale » est disponible depuis ce lundi sur le myspace du groupe, page relookée pour l'occasion. L'album Black Cat sera disponible le 29 Mars prochain via le label XIII Bis Records / Sony Music et devrait être distribué un peu partout en Europe. Le groupe composé de Toni (Enhancer) - Ben (Ex Aqme) - Vince (Vegastar) et Guillaume à la batterie sera en concert à Herouville St Clair le 5 Février, Paris le 23 avec Puss In Boots, Vitry Le François le 17 avril avec Enhancer ou encore à Savigny Le Temple le 4 Juin avec Headcharger. D'autres dates sont à découvrir sur le myspace de la formation.