lundi 19 avril 2010

LES CHRONIQUES EN VRAC

Rentrons sans tarder dans le vif du sujet. Ce nouvel album de la Sexion d'Assaut intitulé l'école des points vitaux n'est pas du tout à la hauteur du buzz qui entourait sa sortie. Sexion d’Assaut n’est pas le wu-tang français et cette nouvelle galette n’a rien de la nouvelle école du micro d’argent. Quatre titres ! C’est tout ce que je vais retenir de cet opus. « Casquette à l’envers » évidemment : un single en puissance, le message est simple, l’instru plutôt catchy et le refrain passe comme une lettre à la poste. « Ils appellent ça » ou le chant d’intro et, sur le refrain, quoiqu’un peu maladroits et pas toujours juste, donnent une certaine originalité au morceau. La encore le thème est simple : le collectif recense les « belles » expressions de la langue française supposées maquiller la réalité des choses. La plume de Sexion d’Assaut n’est pas celle de l’académie française mais le message est passé. Efficace tout comme « Désolé », le nouveau single du groupe. La encore, c’est le chant qui sauve le morceau. Un comble pour un groupe dont on ne cesse de louer la technicité en matière de rap. « L’école des points vitaux », morceau titre de l’album est plutôt sympa dans le genre démonstration de force du collectif avec son instru catchy. Tout le reste est - à une ou deux infimes exceptions près – à jeter. En matière de punchline : rien d’intéressant non plus. Au final, ce nouvel album est une sacrée déception qui devrait malgré tout rapporter quelques sous grâce à une campagne de promo sur-vitaminée et surtout parce qu’en matière de rap français la concurrence est plutôt timide. Et comme d'habitude, Black M et Maître Gims tiennent le collectif à bout de bras.

Sexion d'Assaut - L'école des points vitaux
http://www.myspace.com/sexiondassaut

Encore une fois je ne suis pas un grand technicien en matière de death, tout juste un amateur qui aime s’offrir quelques déflagrations sonores à l’occasion. Donc très honnêtement, il m’est difficile de vous présenter une analyse poussée du premier album de Saw - groupe métal originaire des Herbiers - intitulé Bipolarity. Techniquement, l’ensemble me paraît de bonne facture même si ce Bipolarity s’étouffe un peu dans les poncifs du genre : double pédale, riff gras « Beneath the memories » et encore et encore et encore. Peu de place à la fraîcheur et l’originalité en somme. Les screams du chanteur sont plutôt rugueux et ajoutent cette petite touche hardcore plutôt séduisante - encore mon côté branleur qui ressort - qui permet à ce Bipolarity de ne pas se noyer dans ses rythmiques un peu stéréotypés et cheezy. Curieusement c’est lorsque Saw se permet quelques passages plus progressifs et plus posés qu’il surprend « Perturbed » ou encore la courte et instrumentale « Odonata ». « The Reason » est très certainement le meilleur titre de cet opus avec ses screams gras presque néo et l’apparition de Kéké de Trepalium. J’ai trop de respect pour le travail de Saw et la démarche pour vous dire que je me suis un peu fait chier en écoutant cet album. Je me contenterai d’observer que je ne vibre pas sur la même longueur d’onde que ce Bipolarity. Mais rassurez-vous les gars, Gojira - parce que la comparaison est de mise - n’a pas plus d’effet sur moi.

Saw - Bipolarity
http://www.myspace.com/sawfr

1 commentaire :

Cujo a dit…

bonne critique ! et complètement d'accord !