mercredi 3 mars 2010

LES CHRONIQUES EN VRAC

Originaire de Bretagne - je vais essayer de ne pas faire de favoritisme - le trio Sunders nous balance aujourd'hui son premier disque : un six titres intitulé Watts Upon A Time. Si la recette Sunders ne donne pas vraiment dans l'originalité, elle a le mérite d'être riche, empruntant au punk rock, à la brit pop voir au stoner rock. Dès la première plage « Crocodile », le trio plante le décor. Le titre se veut sobre, très british dans l'accent avec cette petite rythmique facétieuse qui lui offre une petite touche punk. Le chant est rauque, un peu fou et le morceau plein de maîtrise. « Fuck Off » est plus rock’n’roll avec son riff à la Monroe est morte, son refrain efficace et sa conclusion virevoltante. Les parties de batteries sont étonnantes et séduisantes. « Producive » est plus lourd avec cet accent presque néo, la basse vrombit, quelques orchestrations ainsi que le chant clair permettent d'aérer un peu le morceau qui manque tout de même d'efficacité. « Jimmy » l'est d'avantage avec ce côté stoner rock pas dégueulasse. « The 15 minutes of Andy » marque un retour au son lourd. La fin du morceau nous offre des sonorités très bretonnes. « Time to rock » est énergique mais pas aussi percutant que son titre le laissait suggérer.
Sunders nous offre un Watts Upon A time maîtrisé et décomplexé. Le métissage de british rock, de sonorités plus punk voir néo ou stoner fait mouche. Finalement, Sunders fait du rock au sens large du terme, se fait plaisir, et ça lui va bien. La formation manque peut-être d'un peu d'expérience, d'un poil de polissage à l'américaine, mais pour un premier jet, c'est plus qu'encourageant.

Sunders - Watts Upon A Time
http://www.myspace.com/sunders56

Puss In Boots est typiquement le groupe qui me fait sentir super con. Super con parce que carrément hype et pour le coup trop avant-gardiste pour mes oreilles déjà peu habituées à se farcir de l'électro. Projet composé de Laura et Alex et de leurs multi casquettes, le duo distille un électro rock combinant la finesse d'un The Kills aux beats cradingues et saturés de Peaches. Voila pour les références, enfin... celles qui ne m'échappent pas ! Je ne vous dirais rien qui soit trop technique. Encore une fois lorsque je pars à l'aventure hors de ma juridiction, je m'efforce de concentrer mon attention sur le ressenti. La prod est excellente, le son est d'une limpidité jouissive. Les guitares saturées et féroces épousent à merveille des rythmiques addictives et urgentes « Puss In Boots ». Les enceintes de ma modeste saxo s'en souviennent encore ! « Black Tie » est plus intense, laisse plus de place à la voix glam de Laura. « Love the Bass » porte bien son nom et sonne très british rock, le chant de Laura et l'accent presque disco du morceau me font penser à du Gossip. Je déteste Gossip mais curieusement ça passe avec Puss In Boots. « Gold Medal » est plus lourde, la basse vrombit, le chant de velours de Laura couplé à la rythmique saccadée et lente du morceau en font presque la ballade de ce petit EP de quatre titres.
Finalement, ce disque de Puss In Boots passe comme une lettre à la poste. Moi qui n'accrochais pas vraiment à ce genre de musique, j'ai presque envie de m'y mettre ! Une découverte intense et plutôt rafraîchissante.

Puss In Boots - EP 4 titres
http://www.myspace.com/pussynboots

1 commentaires:

Kevin a dit…

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