vendredi 12 mars 2010

DIE ON MONDAY - BLACK CAT

Que ce soit provisoire ou définitif, Toni - Enhancer - Ben - Ex Aqme - Vince - Vegastar et Guillaume - Ex Comity, les quatre membres de Die On Monday ont décidé de faire table rase du passé. En ce sens, le groupe n'apparaît pas comme un quelconque Side Project mais bel et bien comme un nouveau chapitre dans leurs carrières respectives. Il suffit d'écouter ce Black Cat pour s'en rendre compte. « Black Cat », premier titre de l'opus pose les bases d'un rock brut et très punk dans l'esprit. Une intro piano plutôt sombre laisse place à un grunge délibérément crade mais habile. Le refrain s'avère tout de même redoutable d'efficacité avec ce qu'il faut de mélodie pour accrocher la FM. Le finish au scream - que les puristes trouveront peut-être hors-sujet - donne une intensité supplémentaire à ce morceau qui est l'un des plus réussis de cet opus. « Femme fatale », premier single du disque, suit le chemin tracé par son prédécesseur : ambiance cabaret grunge avec cette petite boucle très Rob-Zombiesque et son riff entêtant. Les textes semblent un peu simples à première vue mais contribuent à faire de Die On Monday une entité sobre, intuitive et spontanée. Le groupe déroule avec « The Call Of Lust » et sa rythmique très mansonienne. Le chant en anglais est parfaitement maitrisé et chose essentielle : les Die On Monday ne veulent pas ressembler mais tout simplement Etre. Vous connaissez déja le très bon « What You Want ». « A man like the others » est plus intense, son intro est sombre et poétique, le chant nonchalant de Toni transcende le morceau même si celui-ci s'avère moins efficace et moins accessible. « This Voice » fait virevolter basse et guitare de manière fort sympathique, « Do Sins » et « I Don't Belong » portent l'emprunte de Ben et laissent un peu planer le fantôme d’Aqme. Le disque s'achève de la plus belle des façon avec « These Hands », gratté avec délicatesse mais à la puissance ascendante. Un morceau très ricain dans la forme avec son chant grave mais posé.
A mi-chemin entre grunge et stoner rock, ce Black Cat - à l'artwork séduisant - est une incontestable réussite. Brut et fièrement décomplexé, ce premier opus respire la luxure, le souffre et la gueule de bois. Entre l’Amazing Grace de Bukowski et l’avènement de Die On Monday, je ne sais pas pour vous mais moi je trouve que la scène française se porte plutôt bien.

Chronique par Legaia
http://www.myspace.com/dieonmonday

3 commentaires:

Julie a dit…

yeah ! :))

Kevin a dit…

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Anonyme a dit…

J'ai hate !!!!

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