mardi 23 février 2010

LES CHRONIQUES EN VRAC

Story of the year est de retour avec The Constant. Une fois de plus Story nous sert du Story et une fois de plus le combo le fait bien. L'ensemble de l'opus s’avère très radiophonique et très « cheezy » mais quel album ! « The Ghost Of You and I » est à mon goût le meilleur titre de cet opus. Refrain ultra-efficace, chant clair et assuré qui me rappelle parfois celui de Chester Bennington, les guitares virevoltent pour un morceau qui fait mouche. « I'm Alive », sous ses airs de standard rock FM made in Us se veut en fait très lourd et très puissant. Le petit plus offert par Story of the Year : ce côté fédérateur qui fait de chaque chanson un hymne en puissance « The Children Sing » et ses choeurs d'enfants puissants, sa voix rauque à la Jaccoby Shaddix ou le très punk rock « To The Burial » avec son chant à la limite de la rupture et son solo endiablé. La voix du frontman est souvent doublée et certains passages sont scandés ce qui sublime l'intensité de chaque morceau. Le combo n'a jamais caché ses influences punk hardcore, il suffit d'écouter « Won Threw Ate » ou encore « Times Goes On » et sa rythmique très Bad Religion pour s'en rendre compte. La ballade de l'album : « Holding on to you » prend des allures de Dashboard Confessionnal avec son duo piano voix, mais ne décolle pas malheureusement.
Story of the Year, tout comme Bowling For Soup pour le pop punk par exemple, semble bénéficier d'une free Card étonnante : les albums s'enchaînent, la formule reste la même et les médias ne bronchent pas. La formation possède une fanbase plutôt solide et toujours autant de crédit auprès des professionnels de la musique. Il faut dire que Story est un groupe nature, on ne peut plus authentique qui n'a jamais eu d'autre considération que celui de faire la musique qui lui ressemble. The Constant est la très bonne surprise rock de ce début d'année. A écouter au casque et les yeux fermés.

Story Of The Year - The Constant
http://www.myspace.com/storyoftheyear

Cruskin, très jeune formation pop - rock alternatif originaire de Tours nous livre son premier EP : From Lie to Truth. Au menu : un cinq titre honnête à mi-chemin entre le pop rock délicat de 1997 et le power néo de Mypollux. L'écoute commence par « Broken », sans aucun doute le meilleur titre de ce disque. Riff catchy, son mi-lourd, Cruskin ralentit le tempo dans la foulée pour laisser place au chant de Sabrina. La voix mi-grave de la chanteuse manque encore de justesse mais l'efficacité est là, notamment grâce au doublage de celle-ci sur le refrain, plus lourd et - comme je le disais un peu plus haut - très Mypollux dans l'esprit. « I Don't want to be ignored » débute en finesse sur un duo basse-voix. L'ambiance feutrée mêlée à la voix douce de la chanteuse me rappelle vraiment le premier album de 1997, toutes proportions gardées évidemment. La fin du morceau est plus généreuse en énergie. L'écoute se poursuit sur « Bite me Now », titre sobre et plus lourd. L'ensemble fait parfois preuve de maladresse, Cruskin est encore à la recherche d'une certaine harmonie. Sur « What You Deserve », plus pop punk, j'entrevois rapidement le parallèle avec la voix de Hayley Williams. Mais à part cette timide proximité de timbre, et la part belle faite par le groupe à la mélodie, la comparaison avec Paramore n'a pas vraiment de raison d'être. C'est le piano qui a la parole en toute fin de morceau. « Révélation » est à mon goût le plus mauvais titre de cette galette, curieux puisqu'il a été choisi pour rejoindre le sampler d'un numéro de Rock One. Dommage, le riff de départ est excellent mais le chant - et l'anglais - approximatif lui font cruellement défaut.
À pas feutrés et avec la sobriété d'un Ilis - déjà chroniqué sur le blog - Cruskin parvient à livrer un cinq titres sympathique. Séduisant par son métissage de sonorités pop rock et plus métal, ce From Lie to Truth fait tout de même défaut sur quelques points : les compos sont inégales, les parties chantées révèlent un potentiel mélodique certain, mais manquent de justesse. L'ensemble manque encore d'une certaine identité et d'un poil de post prod. Malgré tout, il s'agit d'un premier EP, produit avec les moyens du bord donc. Cruskin a de l'idée et du talent. Il ne lui manque plus que l'expérience.

Cruskin - From Lie To Truth
http://www.myspace.com/cruskin

3 commentaires:

Kevin a dit…

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Mariooo57 a dit…

Le SOTY est quand même leur moins bon album : aucune prise de risque, juste de la redite mais bon, pourquoi râler quand ils la font bien ?
Hormis les deux ballades une après l'autre qui gachent la dynamique des premiers morceaux...

Kevin a dit…

Effectivement sur la forme, ce manque de risque et d'audace est contestable ! Mais comme tu dis comment leur en vouloir puisqu'au niveau du ressenti le plaisir reste entier !

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