vendredi 12 février 2010

LES CHRONIQUES DU JOUR

Dynamo code, formation rock originaire d'Ile de France est composée de Matt, Vince, Zoran, Coko et Tom, respectivement chanteur, guitaristes, bassiste et batteur. C'est le 22 février prochain que sera disponible leur album The Burglary. Au menu : neuf titres de rock alternatif à l'accent stoner. Un album timide et poussif qui ne m'a vraiment pas convaincu. D'entrée de jeu, l'opus est placé sur un rail qu'il ne quittera malheureusement jamais. Voix rauque à l'américaine, gros riffs « Bare Foot », ballades insipides « Would you like to see me naked », The Burglary est plutôt difficile à avaler. Pourtant, Dynamo code y met beaucoup de passion, d'authenticité et d'énergie à l'instar d'un groupe séparé mais dont je reste fan : Uneven, surtout à l'écoute de « Compassion » et de ses passages scandés. « Fight / Flight » passe un peu mieux, est plus nuancé, plus calme et certaines nappes me font penser à Incubus. La voix du frontman Matt dérive parfois dans les aigus, évoquant parfois celle du chanteur de Billy Talent « The Burglary ». Recherche d'une folie bienvenue et malheureusement trop rare sur l'opus. Dynamo code est un groupe noble qui dégage une certaine fougue. Mais ça n'est pas suffisant. La formule métal-stoner-alternatif du groupe ne prend pas. Les titres de The Burglary sont répétitifs, manquent cruellement d'originalité sinon de caractère. Dynamo code n'a rien du groupe insolent mais tout du docile épigone. Les fans du genre devraient malgré tout y trouver leur compte.

Dynamo Code - The Burglary
http://www.myspace.com/dynamocode

Censé conclure l'aventure musicale de Rob Zombie - le cinéma lui va si bien - il est évident que ce Hellbilly Deluxe 2 était attendu. Malheureusement, mon verdict est le suivant : médiocre. Eh oui je ne peux raisonnablement pas exiger la même chose d’un Rob Zombie que d’un Dynamo Code. Il y a bien quelques réjouissances ça et là : le grandiloquent « The man who laughs », que les violons et l'interlude batterie rendent épique. « Werewolf woman of The SS » et son accent rockabilly ou encore « Werewolf Baby » et son rock de bar old school qui vous donne envie d'enfiler le casque et la veste en cuir. « Mars Needs Women » pourquoi pas et son voyage sonore en Amérique profonde. Le reste est tout simplement gonflant. Parmi les catastrophes de ce Hellbilly Deluxe 2, le single « Sick Bubblegum » aussi plat qu'une planche à pain. Gros riffs, voix d'ogre, refrain vociféré façon Murderdolls, Rob Zombie apparaît rapidement à court d'imagination, un comble quand on connaît le personnage. « Burn », « Cease to Exist », « Dream Factory », autant de parpaings indigestes qui alourdissent un peu plus l'écoute de cet opus. Rob Zombie essaie en vain de nous transporter dans son univers loufoque : comptines macabres, références sonores au cinéma d'horreur, mais la magie n'opère pas. Il n'y a pas grand chose à retenir de ce supposé chapitre final. Si Rob Zombie joue correctement du Rob Zombie : sons délibérément crades, gros riffs, voix d'ogre ultra saturée et futs sauvagement martelés, le manque d'originalité de la formule n'est plus le petit détail qui interpelle, mais bien le gros défaut qui fâche. La voix de Zombie est lourde, abrutissante et l'interprétation pénible. Le grandiloquent « The man who laughs » ou le old school « Werewolf baby » s'avèrent plutôt réjouissants mais ne pourront vous éloigner de l'évidence : Hellbilly Deluxe 2, c'est beaucoup de bruit pour pas grand chose.

Rob Zombie - Hellbilly Deluxe 2
http://www.myspace.com/robzombie

1 commentaire :

Kevin a dit…

N'oubliez pas de résoudre le captcha pour valider vos commentaires !