mardi 26 janvier 2010

GREELEY ESTATES - NO RAIN NO...

A peine un an après l'album « Go West Young Man, Let the evil Go East », Greeley Estates revient avec No Rain No Rainbow. Autant le dire tout de suite je ne suis absolument pas fan de la formation et je ne connais pas leur parcours sur le bout des doigts. J'ai néanmoins gardé dans un coin de ma tête l'image d'un groupe screamo formaté mais tout de même addictif « Life is a Garden » dans la vibe des From First To Last et autre Escape The Fate 1.0. Passant rapidement sur le Go West... de 2009, histoire de me replacer dans le contexte, j'ai donc pris acte de cette semi-mutation plutôt brutale de la formation originaire de Phoenix. Exit le screamo radiophonique à tendance pop punk et bonjour deathcore burné mais insipide à la suicide silence. Avec No Rain No Rainbow, Greeley Estates semblait encore vouloir franchir un palier. Force est de constater que le groupe a manqué la marche et s'est cassé les dents. Explications...

Les plus : Les « nobrain » que l'alcool fait mosher plus que la musique devraient apprécier ce No Rain No Rainbow en live. Quelques moshparts intéressants viennent, paradoxalement, calmer l'ensemble. « Friends are Friends For Never » est plus métal avec son riff très Stone Sour. Les fans de Betraying The Martyrs se laisseront tenter par « The Offer » et ses choeurs presque ésotériques. Artwork sympathique également : la seule chose que je retiendrais de ce disque finalement.

Les moins : Il est difficile de dissocier les morceaux les uns des autres. No Rain No Rainbow est une démonstration d'auto-plagiat absolument déconcertante. Greeley Estates confond vitesse et précipitation. « Seven Hours » - même si j'arrive à distinguer le refrain yeah ! – « I Shot The Maid » semblent encore à l'état de Yaourt. On pouvait s'attendre à quelque chose de plus mélodique avec la participation de Craig Mabbit sur « Jealousy Breeds Killing Sprees » mais il n'en est rien. Greeley Estates réitère la formule double pédale alternance de screams et chant rauque. La fin du morceau est plus brutale encore, cherchant son inspiration du côté de Converge cette fois. « They Won't Stay Dead », « Wolves Make Great Actors » sont des titres sans âme et le reste de l'album me laisse indifférent.

J'ai probablement manqué quelques étapes de la vie du groupe. D’accord, mais cela ne m’empêche pas de vous faire partager mon ressenti à l’écoute de cette galette. Greeley Estates possède sa propre définition de l'évolution musicale, curieuse et discutable. Souhaitant s'affranchir du screamo mainstream qui les caractérise depuis leurs débuts, la formation s'est orientée vers un métalcore - deathcore juvénile, déjà périmé et maladroit depuis la sortie de Go West Young Man... Etonnamment, en cherchant à se renouveler, Greeley Estates s'est vautré dans un certain has-beenisme plutôt consternant. Certains critiques veulent assimiler ce virage heavy et cette quête de violence à de la maturité. Si vous voulez mon avis, No Rain No Rainbow n'a vraiment rien de la marche en avant annoncée. Le deathcore boiteux de cet album n'est qu'une décevante contrefaçon des Norma Jean et autre Bring Me The Horizon. Passez votre chemin, nous avons les mêmes à la maison.

http://www.myspace.com/greeleyestates

1 commentaire :

Kevin a dit…

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