lundi 21 décembre 2009

Live Report, The Blackout 3-12-09


The top of the world ?

Il ne fallait pas être en retard à la maroquinerie le jeudi 3 décembre 2010. Il est à peine 19h30 que les anglais de Templeton Pek débarquent sur la scène pour un set de quinze minutes plutôt maladroit. Le punk rock concis et juvénile de la formation manque cruellement d'efficacité malgré la bonne volonté du trio. Le résultat est trop insuffisant pour convaincre les fans de The Blackout et Destine trop concentrés sur le bar ou captivés par le stand merchandising. Un peu plus tard c'est donc les hollandais de Destine qui font leur apparition. Ambiance teenage et enjouée, au programme : un set pas désagréable qui bénéficie d'un peu plus de finesse et de légèreté que celui de la formation précédente. Les kids de Destine sont plutôt à l'aise et se révèlent être de bon musiciens. Stars, In your Arms, de séduisants morceaux ensoleillés qui manquent malgré tout de punch et de charme. On ne résiste pas au petit sourire moqueur - mais pas méchant - devant tant de candeur et mèches lissées. Petite parenthèse, je ne sais pas si certains sont fans du groupe The Audition mais le morceau In Your Arms me rappelle curieusement le morceau You've made us conscious, surtout sur le refrain. N'hésitez pas à vous livrer à cette petite écoute comparative et revenez m'en dire des nouvelles. Bref un sympathique moment de pop rock - j'ai bien dit pop - qui à le mérite d'écarter définitivement certains de mes préjugés sans pour autant me convaincre pleinement.

Rentrons dans le vif du sujet maintenant : The Blackout. The Blackout ou le syndrome classique du Pendant-Après. Je m'explique : une analyse à chaud et en contexte plutôt positive qu'un peu de recul a malheureusement refroidi. Pourtant, la formation mené par le très efféminé et sarcastique Sean débarque en puissance avec Children Of The Night - bouh le mauvais single - et Shutthefuckuppercut après une petite intro très Tim Burton de circonstance en cette fin d'année. De la poigne certes, de l'application aussi mais le courant ne passe aussi bien qu'on aurait pu le croire. Shutthefuckuppercut fait merveille en live, les screams ainsi que les parties chantées sont repris en chœur par le très jeune public présent ce soir. Au passage, la maroquinerie est très loin d'afficher complet. Très rapidement la très grosse insuffisance du show se fait sentir : il n'y a aucune communication entre le public et le groupe. A noter également une telle urgence dans l'exécution des morceaux qu'on aurait presque l'impression que The Blackout souhaite foutre le camp vite fait bien fait. Avec ce rythme d'enfer, la formation enchaîne sur It's High tide Baby, morceau de son premier EP intitulé The Blackout ! The Blackout ! The Blackout ! et rendu populaire grâce au feat avec Ian Watkins. Le chanteur des Lostprophets bien entendu absent pour l'occasion, le titre souffre d'un manque flagrant d'équilibre. Silent, This is why... le groupe continue à enchaîner les tubes sans trop de folie. Il aura fallu presque une demi-heure, et l'arrivée de We are going to hell... pour voir enfin le groupe livrer une fin de set de qualité. Abandonnant la scène pour la fosse ou ils semblent nettement plus à l'aise, Sean, Gavin et James lancent un Top Of The World ravageur. Un titre timide sur The Best in Town qui prend une dimension quasi-surréaliste ce soir. Poignant, énergique et sublimé par les performances d'acrobates de Sean, on assiste ici au premier grand moment rock de la soirée. We are the dynamite, I know You are but what am I, The Beijing cocktail, The Blackout distille enfin son emocore musclé avec rage et la communication entre le groupe et le public est rétablie. Un Save Our Selves hésitant achève ce concert d'une petite heure, suivi de près par les dernières vociférations du sextet sur I'm a riot... Un final convaincant et plein de fougue.


Concluons. Après un premier gros quart d'heure plutôt timide, The Blackout à finalement pris possession du lieu. La déception du soir restera incontestablement Save our Selves. Alors qu'il aurait du être le moment fort de ce concert, ce morceau excellent et très fédérateur a perdu toute sa dimension en live. La faute à un groupe semble t-il fatigué et pressé d'en découdre. Distant dans un premier temps - presque de manière insolente - le groupe fini par rétablir sa communication avec le public peu nombreux de la soirée pour un Top Of The World des grands soirs et un finish tout en puissance. Finalement, c'est un concert plutôt moyen mais pas désagréable auquel nous a convié le groupe. Tout ca manque un peu de magie, de charisme mais n'oublions pas que The Blackout est encore un jeune groupe qui à l'avenir devant lui. On se donne rendez vous bientôt dans une salle plus grande ?

Ah oui n'oubliez pas d'aller jeter un œil à mon interview des Blackout ainsi qu'à ce petit entretien vidéo fort divertissant réalisé par la structure associative Dreamers Never Die.

www.myspace.com/theblackout

5 commentaires :

Kevin a dit…

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Ninon a dit…

Hey, pour répondre à ton com sur le blog de DND:

Merci c'est gentil, pour l'instant on débute niveau interview, donc tout compliment fait toujours plaisir ! Jsuis bien d'accord avec ta review en tout cas. & merci pour le lien !

Noisy Projekt Burns ! a dit…

Hey !
Juste pour apporter quelques rectifications et avis personnels.
Tout d'abord, le groupe n'a pas joué le morceau "Silent" (Ohh Merci !) et le morceau ne s'appelle pas "We are The Dynamite" mais " I've got better things to do than die tonight".

Mais c'est pas ce qui me pousse le plus à répondre à ce Live Report. En fait, je trouve que tu ne souligne pas assez à quel point le public était pitoyable et l'organisation de la salle était mal fouttue. Et je pense que le principal (sinon l'unique mais pas des moindres) problème de cette soirée.
Tout commence quand Templeton Pek entre en scène : les lumières restent allumées et les gars des stands merchandising continue leur activité comme si dse rien était (alors que la moindre des politesse aurait été de s'arreter.). De plus, le son du micro du chanteur avait visiblement été baissé, ce qui ce voyait largement dans ses expressions de visages et ses regards de detresse envoyés à la régie en face? En plus, jouer devant un public comme celui qui s'est présenté le 3 Décembre était surement l'une des situations les plus difficiles pour un groupe (aussi jeune et pourtant ambitieuxque Templeton Pek). Ce qui a fait que le groupe a dû racourcir son set (ils ont enlevé 4 morceaux par rapport à la set list à leurs pieds) et qui explique leur malaise qui, à mon avis, n'est pas dû (ou du moins, pas entièrement) à une quelconque maladresse.
Alors, reparlons de ce public (je ne m'étendrais pas sur The Destine qui m'ont bien fait sourrire aussi.). Mais j'ai été simplement sur le cul quoi. On était même pas une centaine (dont seulement une dizaine de gars au passage.) et à peine une vingtaine dans "la fosse" -mwhahaha appelons ça une fosse oui-. Et le pire, c'est qu'on était que 5 ou 6 à jumper et bouger sur tous les morceaux, le reste du public étant totalement passif et descendant hypocritement prendre des photos avec Sean et Gavin en pleine action pendant leurs morceaux dans la fosse. Plus que décevant, pathétique ! Ca explique la volonté de finir le set assez rapidement (que je comprend malheuresement) et le manque de communication du début du concert (Il a fallu que je gueule 4 fois FASHION CONSCIOUS SUICIIIDE pour qu'ils me disent qu'ils ne la joueraient pas ! xD).

Donc voilà. Bonne continuation quand même. ;D

Kevin a dit…

Hello

Merci pour ton intervention qui est pertinente et je suis plutôt d'accord dans l'ensemble. Cela dit j'ai connu des groupes qui ont tout donné devant quatre personnes. Il me paraît simpliste de réduire la performance des Blackout à la réaction de son public. Certes cela a pu influer à petite échelle mais, encore une fois, certains n'ont pas besoin d'une salle pleine pour convaincre et pour le coup les Blackout ont peut-être manqué d'un brin de professionnalisme. Ce qui, évidemment, ne remet pas en cause leur potentiel.

Reviens donner ton avis quand tu veux !

Noisy Projekt Burns ! a dit…

Bah en fait, je trouve qu'au contraire, ils ont plutôt bien assuré le show malgrès le peu de spectateurs (et d'acteurs dans la fosse, étant donné l'inactivité totale du public qui agissait plus en voyeur qu'en public). Ils ont réussi à utiliser le fait qu'il y ait peu de personnes en descendant dans la fosse pour jouer leur dernier morceaux et venir jumper épaules contre épaules avec nous. Le problème, et là ou je te rejoins dans l'idée du manque de professionalisme, ne se trouvait pas forcément dans leur prestation en elle même mais plus dans leur expression entre chaque morceaux (et même pendant) qui trahissait une grande décéption et qui pouvait être facilement interprété comme une envie d'en finir, comme si ils n'avaient pas envie de jouer devant un public tel que celui qui s'est presenté le 3 Décembre. Comparé à l'engouement des "The Destine" (même si leur musique est, à mon goût, largement en deça de The Blackout), The Blackout passait légèrement pour des gros blasés, c'est vrai. Mais après, est-ce qu'il s'agit d'un réel manque de professionalisme ou d'une incapacité à dissimuler leurs resentis ? Je pense que la question est assez ouverte.