mercredi 11 novembre 2009

Atreyu, Congregation of the damned



Becoming the Bull

Les californiens d'Atreyu sont de retour avec un tout nouvel opus intitulé Congregation Of The Damned disponible depuis peu chez tous les bon disquaires (c'est vrai, ils sont de moins en moins nombreux) et distribué via Roadrunner Records. Si Lead Sails Paper Anchor a pu rester en travers les gorges, j'avais pour ma part découvert en lui le meilleur album de la formation, ni plus ni moins. J'attendais donc d'Atreyu qu'ils fassent aussi bien si ce n'est mieux. La nouvelle galette dans la platine, le casque sur les oreilles, c'est avec impatience et excitation que je me lançais dans la chronique de ce nouveau Atreyu.

Avant de me lancer dans l'analyse de cette nouvelle galette, j'avais pris soin de négliger les quelques leaks dispersés sur la toile. Je voulais, d'une certaine façon, garder la surprise entière. Premier constat : sans aller jusqu'à parler de retour aux sources, Atreyu nous revient plus brut et plus fort. L'escapade rock'n'roll de Lead Sails Paper Anchor semble quelque peu sacrifiée. Premier morceau et première satisfaction, Stop Before it's to late and we've destroyed it all frappe fort avec son chant rocailleux et son riff endiablé qui n'est pas sans rappeler le morceau Bleeding Mascara. Son refrain, fédérateur, manque quand même un peu de punch. Première grosse claque également : Congrégation of the damned, titre eponyme qui sous ses airs faussement emo-punk achève brusquement toute parentée une fois le refrain débarqué, instant majestueux et puissant. Deuxième grosse baffe : Storm to pass. Un morceau déja leaké il y a quelques semaines. Le morceau est fluide, entêtant, Brandon Saller n'a rien perdu de ses qualités vocales. Alex Varkatzas, lui, parvient à dissimuler son handicap en ce qui concerne les parties chantées, s'appuyant notamment sur une production impeccable et un charisme singulier qui transpire à même sa voix. Lonely, Black Days Begins, passent comme une lettre à la poste et ne s'éloignent guère des chemins empruntés par la formation sur cet album et, plus généralement, depuis leurs débuts. Wait for you, autre tres bonne surprise de cet album, nous dévoile un Atreyu encore plus mélodique. Cette science du refrain qui leur est propre n'est pas utilisée, ici, au service de la puissance mais vient sublimer une ballade un peu sucrée mais plutôt intéressante.

Le morceau phare de cet album restera, pour ma part, Congregation of the damned. Le titre eponyme résume à lui seul toutes les qualités de la formation : maîtrise, puissance, grandiloquence auxquelles vous ajouterez cette aptitude sans égal à composer des refrains devastateurs. La force de frappe et la technique de ce nouveau Atreyu succèdent donc à l'audace et à la fougue privilégiées sur l'opus précédent. Pour le bonheur de ses fans, enfin je présume, la formation renoue avec le métalcore incisif de ses débuts sans abandonner sa principale ligne de conduite : concevoir chaque morceau comme un potentiel single. Epatant.

http://www.myspace.com/atreyurock

3 commentaires :

Kevin a dit…

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Anonyme a dit…

Moins bon que lead sail paper anchor mais bon tout de même !

Bapt a dit…

Très bonne chronique bravo