Allglorious.com est à la fois mon CV, la vitrine de mes travaux, mon blog et mon petit webzine personnel. Diplômé de Master en communication et ingénierie éditoriale avec mention mais avant tout grand passionné de musique, j’aimerais partager et commenter avec vous le meilleur, mais pas que, de l’actualité musicale. Riche de mes aventures sur la mappemonde de la musique spé, notamment aux côtés de Enhancer, La Team Nowhere, Bukowski, Die On Monday, Spark Gap ou encore HK Corp, je caresse l’espoir de trouver définitivement ma place dans cet univers et enfin tenir tête à mon karma professionnel qui, pour l’instant, m’en éloigne avec arrogance et dédain. Toi le label, le magazine, la chaine télé ou radio, sache que je suis à la recherche d’un poste de rédacteur - journaliste musical ou bien de chargé de communication - attaché de presse dans le domaine de la musique. Je t’invite à télécharger mon CV ci-dessous. Toi la maison de disque, le groupe, le musicien, l’attaché de presse, envoi moi ton disque, ton actualité, ton clip et ton presskit. Je serai ravi de t’aider à critiquer, promouvoir ton projet si toutefois j’en ai le temps et s’il correspond à ma ligne éditoriale pour une publication directement sur le site ou via celui d'Alltherage TV pour lequel je rédige. CV - Dufrenoy Kevin
jeudi 26 janvier 2012
CHRONIQUE :
THE LONG HAUL - DEBTORS
J'ai chroniqué le EP de The Long Haul pour les amis de Alltherage. Extrait : « Le communiqué de presse est à l'Artiste, ou à son disque, ce que l'acte de naissance est au nouveau-né : un document qui contextualise son éclosion. A cette exception près, peut-être : le premier frôle parfois dangereusement l'ineptie. Ainsi, le communiqué accompagnant la sortie de Debtors, dernier opus en date de The Long Haul, est, à bien des égards, en inadéquation avec l'objet qu'il présente.
Estampillée formation « Progressive hardcore », le groupe n’offre, en effet, pas tant de variation que son étiquette le laisse penser à part, peut-être, sur « Black Canvas » qui débute sur une intro timide, feutrée, verbe harangueur en bandoulière avant de repartir sur des sonorités plus agressives, presque dissonantes par moments. Mais la carte de l’intensité ascendante à plutôt l’air d’un bidouillage du bouton « volume » pour le coup, c'est en tout cas mon interprétation. L’intérêt du titre est à mettre au compte des screams du frontman qui, contrairement au reste des pistes de ce maxi, passent au premier plan. En effet, autant sur « Holes in the ground, bliss in the sky » que sur « Puppets and Wires », la voix subit un traitement douteux qui la relègue...(Lire la suite sur All The Rage TV)».
Chronique proposée par Kevin
Contact : kevin@allglorious.com
mardi 24 janvier 2012
CHRONIQUE :
HELLECTROKUTERS - ROCK'N'ROLL BEGGARS
Emmené par le charismatique Butcho, frontman du groupe Watcha que l'on annonce de retour pour 2012, les Hellectrokuters évoluent dans un style qui se présente à des années lumières du Néo Métal de ce dernier : un Rock'n'roll énergique, riche de son efficacité et de ses influences, parmi lesquelles Airbourne, Motörhead ou Nashville Pussy sont fréquemment cités. Ce qui surprend d'entrée de jeu, parce que le contraste avec les dernières productions de Watcha est évident mais sans vouloir pousser plus loin l’analogie, c'est le caractère « do it yourself » de ce disque intitulé Rock'n'roll Beggars, qui se ressent à même l’artwork de la galette. Point de finition dantesque ici mais beaucoup de justesse dans la production puisque l’album sonne comme un bon vieux disque de rock et respire la sueur et l’amour du riff, mention spéciale pour une basse qui vibre à faire se dérober le sol sous vos pieds.
Les trios premiers titres du disque donnent le ton. « Yeah Rock’n’roll » est bien l’injonction de rigueur. « Rock’n’roll is really what I want (...) what I need ». La direction du disque est clairement affiché sur « My Rock’n’roll », le combo ne recherche pas l’originalité mais le plaisir quitte à nous balancer tous les poncifs du genre dans les oreilles. Il est dommage, en revanche, qu’il faille attendre la quatrième piste du disque pour déceler le véritable Hellectrokuters avec le décomplexé « Break The Rules » qui redonne un second souffle à l’écoute avec son chant plus smooth sur les couplets mais son final ascendant et dément. Mention spéciale à « Rock this way » morceau plus énervé, très ACDC dans le ton, avec un Butcho qui n’a rien perdu de son talent de harangueur, ainsi que « New York 79 », ses chœurs enlevés et son final aux allures de fin de set.
Hellectrokuters, à l’instar des groupes de l’écurie Shotgun Génération, se caractérise par son efficacité et cet esprit revival qui l’habite de bout en bout. Si la démarche du groupe relève davantage de l’aventure cathartique entre copains que de l’édification d’une nouvelle pointure du genre, et que la formation ne va pas chercher midi à quatorze heure, il en reste que ce Rock’n’roll Beggars est un vrai bon disque de rock’n’roll, franc et maîtrisé. Divertissant.
Chronique proposée par Kevin
Contact : kevin@allglorious.com
lundi 23 janvier 2012
CHRONIQUE :
YOUSSOUPHA - NOIR DESIR
Voila, après plusieurs heures d’écoutes attentives, je pense avoir pu cerner ce nouvel opus intitulé Noir Désir, ainsi que l’essence de son auteur et interprète : le très en vogue Youssoupha. Propulsé par un buzz retentissant, musical et extra-musical - je parle de l’épisode Eric Zemmour notamment - le rappeur d’origine congolaise monopolise les pages et encarts depuis quelques mois. Mais est-ce le plus important ? Absolument pas. Le plus important reste que le rappeur s’accapare, également et à raison, le micro et la parole. Il y avait longtemps qu’on n’avait pas entendu un rap aussi censé et accompli sur les ondes. Analyse d’une œuvre, que dis-je, d’un manifeste, et autopsie de son pygmalion : un homme à la plume éclairée qui se bat pour ne plus avoir à se battre.
De prime abord, ce qui marque chez Youssoupha, c’est la quasi absence de sonorités « mécaniques » et influences House ou Dirty South. L’Artiste se laisse bien aller à quelques élans Dubstep sur le titre « La vie est belle » mais sans en exagérer le caractère. Les instrumentaux sont classiques, sobres, mais bien pensés. Parlons de « La vie est belle », justement. Un titre fort, peut-être le plus puissant de l’album. Aussi censé que sombre, il brille parce qu’il définit véritablement ce qu’est le noir désir : cette envie, presque inavouable, cette espoir, presque extravagant, de pouvoir changer les choses, de croire qu’un jour la terre tournera sans heurts et sous l’impulsion d’une tolérance retrouvée. Une précision explicitée par la participation de Kery James et son éloquence vigoureuse en bandoulière. Parmi les pépites de cet album : « L’enfer c’est les autres » et « Bouche à oreille ». Le premier, construit autour du running word « j’en veux », est un titre introspectif qui, à bien des égards, me rappelle le « suicide social » d’Orelsan. Avec une sincérité presque dangereuse, Youssoupha se livre à une série de remarques rancunières qu’il ponctue de sa propre autocritique « Avant d’essayer de changer le monde, les gens et leur histoire, faudrait que je change l’enfoiré que je vois dans mon miroir ». Un titre qui met en exergue l’un des points forts de l’Artiste : le rappeur ne se contente pas de narrer l’étouffement de la France d’en bas sous la semelle des géants politiques et économiques. Il confronte également la banlieue, et les artistes qui la représentent, à leurs propres démons et imperfections : « J’en veux aux mecs de mon quartier sous alcool, qui bicravent dans le hall devant mes nièces qui reviennent de l’école… » . Le plaisir que j’éprouve à écouter « Bouche à oreille » est plus musical, relève plus de la forme que du fond même si le titre comporte son lots de punchlines efficaces.
Les autres satisfactions du disque ? Les singles « Irréversible » et « Menaces de mort ». Deux morceaux et deux instrus qui scotchent. Un peu d’egotrip, un peu de vécu, le tout savamment mixé et le résultat fait mouche. Sur chaque beat, Youssoupha prend position et défend les causes qui lui sont chères en rendant hommage au rap français engagé : de NTM à Orelsan en passant par Sniper. Le lyriciste est conscient que la listes des emcees engagés est courte et que le public à tendance à faire l’impasse sur les plus belles plumes du genre : « T’avais jamais entendu de rap français ? » lance t-il déconcerté ? « Si je rappe : retour aux pyramides, ils diront que je suis un illuminati » : Youssoupha n’a pas peur de pointer du doigt l’impuissance de son audience à décrypter et interpréter correctement le double langage des rappeurs lettrés.
Le rap c’était mieux avant ? Un constat qui se défend… Ou pas. Si Youssoupha rend souvent hommage au panthéon du genre, il sait aussi qu’il n’appartient qu’à lui de rouer de coups la maxime : « Viens on stoppe l’autotune, viens on chante vraiment » dit-il sur « Viens ». Les histoires d’amour, d’amitié, l’Artiste les relatent sur « Tout l’amour du monde » et son pamphlet sur le comportement de certaines femmes dans la relation amoureuse, et l’intro « L’amour » avec cette formule que j’ai beaucoup aimé : « A quoi ça sert de faire des maths si on ne peut pas compter les uns sur les autres ». A signaler la ressemblance frappante du titre « Dreamin » avec le « Where’d you go » de Fort Minor. Les deux instrus sont jumelles, et ce dernier semble avoir été samplé. Je ne me risquerai pas à parler de plagiat ou quoi que ce soit qui lui soit synonymes, personne ne connaît mieux les détails d’enregistrement que l’Artiste lui-même.
Il y a bien quelques écueils ça et là qu'il convient de signaler : l'album est peut-être un peu dense, 17 chansons, c’est long et ça ne facilite pas la concentration. La présence de Corneille est plutôt dispensable sur le titre « Histoires vraies ». Le disque manque également un peu d'efficacité, de musicalité, de potentiel radiophonique. Un peu d’hypercorrection et quelques maladresses grammaticales s’invitent également par ci par là, et le phrasé de Youssoupha manque parfois d’originalité dans sa diction, qui vient, par moments, flirter avec le slam, plombée par une certaine monotonie. Mais, rien de grave, des broutilles aisément perfectibles, nul doute que l’Artiste saura travailler cela.
« Nombreux sont les rappeurs, rares sont les lyricistes (...) Youssoupha, donne-leur des mots qui éduquent, des mots qui percutent, des mots qui ont un but. C’est mon souhait, ce que j’espère, est-ce un noir désir ? ». Et le sage Kery James, armé de son verbe philosophe, d’ériger Youssoupha en aède éclairé d’un courant qui, comme un comble, part à la dérive. Une voix singulière, un vocabulaire puissant, l’Artiste séduit parce qu’il laisse parler sa technique et sa raison. Les différentes affiches dévoilées pour les besoins de la mécanique promotionnelle du disque en attestent : Youssoupha sait s’amuser des mots et exploiter leurs richesses comme rarement un rappeur français l’a fait avant lui. Assez brave pour prendre le risque d’être parfois mal interprété ou mal compris de son auditoire, l’Artiste est conscient qu’il y en aura toujours pour confondre ses pensées et tordre son propos. Ce Noir Désir est une très belle pièce qui brille par son intelligence, son engagement et sa spontanéité. Remarquable.
Chronique proposée par Kevin
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dimanche 22 janvier 2012
CHRONIQUE :
I BECAME THE HERO - LONG FORGOTTEN
J'ai chroniqué le EP de I Became the Hero pour les amis de Alltherage. Extrait : Jeune formation New Yorkaise fraîchement propulsée dans la foule interminable et dense des groupes de Métalcore à tendance mélodique, I Became The Hero n'a pas ménagé ses efforts pour parvenir à nous offrir cet EP intitulé Long Forgotten. Après avoir essuyé plusieurs changements de patronymes et de line-up, le combo s'avance désormais solide en se tient prêt à défier la plume des chroniqueurs qui frisent l'indigestion de breakdowns et de growls.
Mais point de trouble stomacal ici, puisque I Became The Hero nous offre un extended-play coloré et maîtrisé. L'écoute débute véritablement avec « Turning back » puisque « Soliloquy » fait malheureusement parti de ces intros dispensables qu'on aimerait ne plus voir prendre la tête des disques. « Turning back » donc, et sa section rythmique musclée. Un titre mené tambour battant alternant chant clair et scream gras, à résonance hardcore par moments, avec son lot de gangs vocals. La grosse satisfaction ici, c’est de sentir un groupe capable de créer de véritables atmosphères et séquences mélodiques sans faire intervenir de claviers. Un fait suffisamment rare en ces temps de « mécanisation » du rock pour être souligné et, de surcroît, apprécié...(Lire la suite sur All The Rage TV)».
Chronique proposée par Kevin
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mercredi 18 janvier 2012
CHRONIQUE :
SINNER SINNERS - CARDINAL SINS
J'ai chroniqué le dernier Sinner Sinners pour les amis de Alltherage. Extrait : « J'ai beau ne pas être un mordu de ce genre, que l’on pourrait qualifier de Horror punk-rock, inspiré par les géants du mouvement comme The Misfits, je ne vais pas non plus crier à l'hérésie à la moindre note un peu alambiquée. Je ne serais jamais fan de Sinner Sinners, c'est certain, pour autant j'ai passé un sacré bon moment à l'écoute de ce Cardinal Sins qui ne ménage pas, dans le bon sens, le chroniqueur une seule seconde. Ambiance Tim Burton, a mi-chemin entre punk rock sucré et goth rock sombre, Sinner Sinners s'évertue à restituer une atmosphère de film d'horreur tout au long de ces douze pistes. L'intro du disque « Zéro » est éloquente avec ses hurlements et ses sonorités un peu folles. « Metropolis » suit avec son rock surréaliste qui bénéficie de séquences guitares-rythmiques fort bien agencées. A la manière d’un Frankenstein Drags Queens en son temps, le duo formé par Sam et Steve Thill...(Lire la suite sur All The Rage TV)».
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mardi 17 janvier 2012
CHRONIQUE :
WOLVES AT BAY - ONLY A MIRROR
Systématiquement associé à quelque chose de méprisable, de sournois et de pillard, le Loup est un acteur singulier du règne animal, qui se caractérise par sa valeur métaphorique puissante. Ainsi, garder les loups à distance et s’assurer de leur docilité, ou « keeping the wolves at bay » puisqu’ainsi se structure l’adage, c’est veiller à garder sa fortune intacte. Et cette digression littéraire de formuler la pensée suivante : Wolves At Bay, jeune formation américaine, est de ceux dont la nature aiguise les crocs et compte bien le prouver avec ce Only a mirror.Originaire du Connecticut, le trio distille un punk-rock authentique et efficace aux effluves saisissantes. Se revendiquant de The Get Up Kids ou Armor For Sleep, force est de constater que le groupe n’a pas entaché le nom de ses mécènes...(Lire la suite sur All The Rage TV).
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lundi 9 janvier 2012
CHRONIQUE :
SPACESHIP OPERATORZ - WE ARE THE...
On peut s’amuser à énumérer toutes les qualités de ce We are the Galaxy signé Spaceship Operatorz. C’est superbement produit, c’est moderne, jeune et tout à fait dans l’air du temps. Seulement voila, cette odyssée spatiale placée sous le signe de la piraterie : j’aurais préféré ne pas en faire partie et rester à quai en ce qui me concerne. Se revendiquant de Enter Shikari, The Prodigy ou encore Nine Inch Nails - je n’aurai vraiment pas du lire le communiqué de presse - j’ai plutôt eu l’impression d’avoir à faire à un Hadouken ! avec ce que la comparaison implique de superficialité et de puérilité. Ce qui fait la magnificence d’un Prodigy, ou d’un Enter Shikari, c’est cette puissance dans les rythmes et ce petit côté branleur « Youth Revolt » qui lui confère une aura presque punk et insurrectionnelle. Je ne dis pas que c’est à tout prix ce que cherchais à restituer SO mais, c’est en tout cas ce à quoi je m’attendais après ce que j’avais pu lire ou entendre dire…
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CHRONIQUE :
SHEEDUZ - ALL BE TRUE
Les médias spé ne cessent de louer le talent des « Audrey’s », les trois musiciennes du groupe Sheeduz étant prénommées Audrey, depuis le début de leur jeune carrière et le groupe se trouve déjà bien trempé par cette pluie d’éloges qui s’est abattu sur sa tête chevelue. Mais en ce qui me concerne, j’ai eau beaucoup de mal à dialoguer avec de disque intitulé All be true.
Oscillant entre rock pêchu à consonance anglo-saxonne - qui me rappelle souvent le groupe Piuma - et ballades psychédéliques, ce nouvel effort de la formation ne m’aura scotché que par deux fois sur une grosse quantité d’écoute. « All be true » m’apparait comme le morceau le plus « tubesque » et le plus efficace, avec son accent très grunge…
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CHRONIQUE :
THE DUKES - VICTORY
Écrivons vite mais bien : cet opus de The Dukes, intitulé Victory, est une sacrée bonne surprise, d’autant plus que je ne connaissais absolument pas l’existence de cette formation pourtant riche de l’expérience de ses initiateurs : Shanka et Greg Jacks, que les aficionados de No One Is Innocent reconnaîtront. C’est très simple : chaque morceau de cette galette respire la maîtrise et rend presque palpable cette volonté, farouche, d’en faire un disque « classic ». Il ne semble d’ailleurs pas anodin que deux des tracks de cet effort soient respectivement intitulés « The Dukes » et « Victory », véhiculant un peu plus cette idée d’un marquage des consciences au fer rouge. Eh oui je ne compte pas tarir d’éloges sur ce disque.« Low men » donne le ton : le verbe simple, des guitares saturées et affutées à l’accent grungy – l’influence de Nirvana est omniprésente...
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CHRONIQUE :
LIKE MOTHS TO FLAMES - WHEN WE DON'T...
Vous allez dire que je joue l’insolent, que je trempe ma plume dans une encre dangereusement caricaturale mais tant pis, je me jette à l’eau. Pour bêtement schématiser nos habitudes et nos facilités de consommation, imaginons un supermarché à deux niveaux. Au rez-de-chaussée : les produits de « luxe », chers mais de qualité. Au sous-sol, les produits « discount » : des imitations en quelque sortes, moins chers, beaucoup plus surfaits et bourrés de produits chimiques tout juste mangeables. Entre les deux : un escalier. Les années passent et beaucoup descendent les marches quand peu les remontent. Imaginez maintenant le fan lambda qui vient chercher sa copie de There is a Hell, believe me I’ve seen it…. de Bring Me The Horizon. Le disque n’est pas donné, mais le gamin a absolument besoin de sa dose de riffs et de growls. Il s’adresse au vendeur qui lui dit « Descendons au sous-sol, je dois bien avoir une babiole dans le genre, un disque peu moins onéreux. Tiens, le dernier disque de Like Moths To Flames par exemple : When we don’t Exist…
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CHRONIQUE :
KIDS IN GLASS HOUSES - IN GOLD BLOOD
Les pochettes les plus belles n’habillent pas forcément les albums les plus réussis. Mais ici, avec ce In Gold Blood signé Kids in Glass Houses, l’artwork est bien à l’image de l’opus : c’est un succès. S’il est, à mon sens, erroné de parler d’une véritable métamorphose de la formation originaire de Cardiff, il convient de souligner les progrès effectué par le groupe qui s’est, pour le coup, fendu d’une galette plus mature et plus intelligente que ses précédentes sorties. Un objet qui devrait tordre le coup à la réputation qui assimile, à tort, le combo à un vulgaire délire adolescent vampé par la célébrité.« In Gold Blood » ouvre les hostilités avec un rock brut, très britannique dans l’approche et très efficace. Un single imparable. « Black Crush », titre positionnée en fin de galette, lui répond comme un écho avec sa basse vigoureuse tout comme « A God to many Devils » et son final costaud. Mais le diamant de cet opus, sans mauvais jeu de mot, est bien...
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Chronique proposée par Kevin
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samedi 7 janvier 2012
jeudi 5 janvier 2012
mardi 3 janvier 2012
lundi 2 janvier 2012
INTERVIEW :
ENTRETIEN AVEC A LOST FEAR
Il y a peu, je vous présentais sur ce site la chronique de Through the Elements, nouvel effort en date du combo caennais A Lost Fear. Au programme : un métalcore inspiré et caractérisé par la puissance de ses mélodies. Comme d’habitude, j’ai voulu en savoir un peu plus sur la formation qui s’est prêtée au jeu des questions-réponses d’Allglorious par l’intermédiaire de Pierric et Ben, respectivement chanteur et bassiste du groupe. Retour avec A Lost Fear sur la sortie de leur disque, sa direction, sa signification, mais aussi sur l’industrie musicale en 2012. Parce que célèbre ou pas, très médiatisé ou très peu, les plus appliqués ont le droit à la parole sur ce site. A partagez, pour continuer à soutenir et fédérer toute cette scène.
Pouvez-vous présenter un peu le groupe pour ceux qui ne vous connaissent pas ?
Pierric: Nous sommes A Lost Fear, de Caen en Basse Normandie et nous pratiquons du Métalcore depuis 2006. Notre line-up est stable depuis 2010, depuis que Jim nous a rejoints à la batterie. Nous avons sorti un EP, puis un album « Autumn », et récemment « Through The Elements » qui est sorti en version digitale en octobre.
Que signifie le nom de votre groupe et celui de votre album ?
Pierric: Le nom du groupe date de l’époque où nous avons commencé à jouer ensemble pour s'amuser, l'un des membres avait trouvé ce nom et nous l'avons gardé depuis. Hormis la signification première, c'est surtout un repère pour ceux qui nous suivent depuis le début, mais aussi un son et une dynamique qui nous sont propres.
Ben: Le nom de notre dernier album, « Through The Elements », fait référence aux titres et paroles qui font eux-mêmes références à un élément, à savoir l'eau, la terre, le feu et l'air. Nous voulions que l'album soit une entité, un « tout » porté par une même thématique.
Quels sont les retours sur la sortie de votre album ? Etes-vous satisfaits jusqu’ici ?
Pierric: Pour le moment, l'album est juste sorti en version digitale, nous commençons à peine les démarches promotionnelles et nous n'avons pas encore assez de recul pour voir l'impact et les différentes remarques et impressions sur cet album. Au niveau du public, nous avons déjà eu l'occasion de jouer quelques morceaux sur scène, qui ont été très bien accueillis.
Ben: Nous avons aussi beaucoup de retours positifs de la part de nos proches et des gens qui nous suivent.
Quels sont vos groupes référents en matière de Métalcore ? Si vous deviez composer le plateau idéal d’un festival de 5 groupes dont vous feriez la première partie ?
Ben: Nous avons pas mal de références assez diverses avant tout, car chaque membre écoute des choses très variées, cela peut aller de la pop, au rock, en passant par le hip hop, la musique électronique pour certains, ou même du jazz et de la funk, ainsi que du Métal dans sa globalité. Bref, un grand nombre de styles différents et de tous horizons. Nous avons quand même des groupes de référence en commun, comme As I Lay Dying, Haste The Day, Parkway Drive, August Burns Red pour ne citer qu'eux.
Pierric: Le plateau idéal serait assez varié par rapport à nos gouts, le mix donnerait un : Parkway Drive, As I Lay Dying, The Dillinger Escape Plan, Cancer Bats et NTM pour notre batteur.
Through The Elements se révèle plutôt mélodique. Un choix artistique noble à mon sens. Mais avez-vous pensé cela comme un choix également stratégique ? Une manière de se marginaliser des autres formations du genre qui recherche souvent le rapport de force ?
Pierric: Du point de vue de la composition, notre guitariste Willy est généralement le point de départ d'un morceau, et compose des parties mélodiques de façon naturelle, ce n'est pas un but stratégique en soit.
Ben: Au niveau sonore pour l'album, nous avons quand même recherché quelque chose d'assez compressé et de ce qu'on pourrait qualifié de « lourd », pour marquer une différence avec nos anciens enregistrement mais aussi afin de donner une identité particulière voulue à l'album.
L’un des titres que je préfère est Dead End. Un morceau que je trouve plutôt radiophonique et plus accessible. Seriez-vous prêt à réitérer ce type de chanson et adoucir votre formule si celle-ci accrochait une radio par exemple ?
Pierric: Notre but premier n'est pas forcément de passer à la radio, surtout avec la musique que nous produisons. Si un morceau s’y prête, nous serons heureux qu'un de nos titres passent sur la bande FM. Je me vois mal composer un morceau uniquement pour qu'il passe à la radio.
Ben: Surtout si cela ne reflète pas l'idée et l'esprit de l'album entier.
L’industrie musicale va devoir négocier un nouveau virage en 2012 avec la probable disparition du CD Physique. Est-ce que c’est quelque chose qui vous affecte en tant que jeune groupe ?
Pierric: Cela ne peut que nous affecter en tant que musicien, car cela nous réduit les formats de diffusion de nos morceaux. Mais, entre temps, d'autres moyens sont apparus avec le téléchargement sur internet, légal ou illégal, et la démocratisation du format mp3. Au niveau de la distribution, cela baissera certainement le cout inhérent au pressage, pochettes et boitiers.
Ben: Du point de vue de la qualité audio proposée par le CD par rapport aux formats audionumérique compressés, certains continuerons à en acheter et c'est aussi un objet de collection si l'on peut dire. Un peu comme les vinyles actuellement, même si la qualité est moins bonne qu'un CD. Le vrai problème est que le CD est entre deux feux, entre les formats numériques qui rivalise avec leur qualité, le FLAC ou l'AAC par exemple, et la volonté des sociétés et experts du son de vouloir augmenter la qualité audio, et donc la naissance de nouveau supports audio plus performants. C'est une question un peu complexe, que nous nous devons de surveiller pour respecter les demandes des auditeurs.
Fin des 90’s et début 2000, la scène rock française fonctionnait beaucoup par « collectifs ». Je pense à la Team Nowhere par exemple. Selon vous serait-il bon de recréer cet esprit aujourd’hui ? Seriez-vous prêt à intégrer un collectif rock et trouveriez-vous cela favorable au développement des jeunes groupes ?
Pierric: Faire partir d'un collectif est toujours bon pour un groupe en général, car cela permet une plus grande exposition médiatique et relationnelle. Aujourd'hui, peu de structures proposent ce genre de formation, surtout en France et d'envergure nationale voire internationale. Il faudrait en créer une pour pouvoir en faire partie je pense. Si un jour l'occasion se présente, en effet, nous étudierons la chose avec grand intérêt, ça ne peut être que bon pour un groupe.
Quels sont les résolutions du groupe pour 2012 ? Un clip vidéo peut-être ?
Ben: Bien sur, l'idée du clip nous trotte dans la tête depuis un certain temps mais pour le moment rien n'est fait. Nous avons quelques dates à venir, d'autres arriverons sous peu, nous nous concentrons sur cela pour le moment.
Je vous laisse le mot de la fin, un message à faire passer ?
Ben: Merci à toi pour cette interview et la chronique, n'hésitez pas à soutenir votre scène locale et nationale.
Pierric: Un grand merci aussi à Aurélien Varin pour le travail qu'il fait pour nous. Allez faire un tour sur les pages Facebook de nos amis Cross Damage, Hurt And Virtue, Arms Of Nemesis, Quintessence Of Versatility, Crown Cardinals et bien sur la page du groupe pour suivre nos actualités et les dates à venir !
Merci à Pierric, Ben et Aurélien
http://www.myspace.com/alostfear
Interview réalisée par Kevin
Contact : kevin@allglorious.com
dimanche 1 janvier 2012
vendredi 30 décembre 2011
mercredi 28 décembre 2011
vendredi 23 décembre 2011
CHRONIQUE :
A LOST FEAR - THROUGH THE ELEMENTS
Je mentirais si je disais qu’A Lost Fear est un monstre d'originalité. Le combo originaire de Caen distille un métalcore plutôt convenu qui gambade de poncif en poncif, martèlement des fûts métronomique et screams vigoureux de sortie, comme la plupart des jeunes formations qui font vivre ce registre aujourd’hui. Mais alors, qu'est ce qui fait de ce Through the Elements un opus intéressant ? Eh bien, c’est incontestablement ce travail de fond effectué par le groupe sur la mélodie et cette recherche constante d’une atmosphère propice à l’épanouissement du morceau. Car A Lost Fear n’a pas laissé ses mélodies au placard et ça n’est pas pour me déplaire.
Tout au long des 10 titres qui jalonnent l’opus vous trouverez quasi-systématiquement cette lead guitare virevoltante et affirmée qui creuse un sillage mélodique au morceau. « Dry Season » et « Under water Silence » en sont les meilleurs exemples. Ce dernier propose une véritable ambiance qui colle au titre du morceau et s'impose comme le meilleur titre de cette galette à mon sens. A Lost Fear séduit aussi quand il s'aventure dans des sonorités un peu plus radiophoniques : « Dead End », ses gangs vocals et ses envolées mélodiques en fin de titre ou encore le très bon « Behind you falls another broken man » qui propose une intensité mélodique exceptionnelle. La rythmique du morceau et les vociférations du frontman agissent au service de la mélodie et non l’inverse et c’est ce qui fait incontestablement la force de ce groupe.
Les titres plus musclés sont moins intéressant, une séquence breakdown intéressante sur « Earthquake » et un accent plus death et plus brut sur « Breathing Fire » : des titres pas dégueulasses du tout au demeurant mais un peu trop anecdotiques dans cet album très homogène. En fin de compte, le bilan est globalement positif. Mais, au risque de paraître répétitif, il faudra jouer des coudes pour surnager au milieu de cette scène métalcore en plein « baby-boom », le talent et le travail n’étant pas les seuls paramètres requis pour sortir du lot. A Lost Fear a encore du pain sur la planche même si ce Through the Elements est une belle pièce.
http://www.facebook.com/alostfear
Chronique proposée par Kevin
Contact : kevin@allglorious.com
jeudi 22 décembre 2011
CHRONIQUE :
LIFERUINER - SONS OF STRAIGHT EDGE
On attendait beaucoup, ou pas, du retour au premier plan de Liferuiner avec la sortie de ce petit EP intitulé Sons of Straight Edge. Un titre plutôt casse-gueule qui obligeait la formation à assumer son statut de groupe revendicateur, après diverses péripéties et voltes-faces de line-up et d’esprit qui lui avaient valu quelques confusions par le passé. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’essai est transformé : cette nouvelle sortie est un coup de maître.
L’introduction du disque est assez confuse au départ, on ne sait vraiment pas à quoi s’attendre, jusqu’à l’arrivé d’un riff lourd. Les instruments souffrent et plient sous l’énergie déployée par Liferuiner, on entendrait presque les guitares appeler à l’aide sous le métalcore rageur de la formation. « Kids wanna rock », titre mis en exergue pour les besoins de la mécanique promotionnelle, se montre tout de suite très harangueur. « People of the world, Broken, Poor... » Les canadiens ont toujours le verbe revendicatif. Phrasé hardcore en bandoulière, assisté par de brefs mais puissants gangs vocals, Liferuiner apparaît comme un groupe plus mature, plus fort dans la tête. Une épiphanie qui se traduit par l’épanouissement du côté mélodique du combo décelable dans l’ensemble de ses chorus. Un nouveau cap présent également dans « 1990 » malgré de grosses racines métalcore et du scream très gras. Le titre est d’une intensité remarquable et cette aventure mélodique donne une toute nouvelle dimension au groupe. Il faut dire que la symbolique de 1990 est profonde et significative, Jonny, frontman de la formation, l’explique très bien.
« Revolution », reprise des Beatles, ne présente rien d’extraordinaire, on serait même tenté de dire « tiens, une Cover métalcore de plus » mais reste un bon divertissement avec sa basse vibrante et le phrasé hardcore qui rend le titre plus solennel. « Sons of Straight Edge » morceau-titre de l’opus est nettement plus intéressant. Le morceau est mélodique et puissant et Liferuiner cherche d’avantage à se faire plaisir qu’a essayer de séduire son public. « We are the sons you forced to be men, we are the sons of straight edge »: le discours est auguste et le hardcore du groupe est imposant. Ici, pas de breakdowns superflus, mais de belles nappes de guitares et une rythmique nerveuse et enthousiaste.
Ce « Sons of Straight Edge » est une grosse satisfaction. Plus forte, plus sereine, la formation se sublime sous l’impulsion de son frontman à la discipline retrouvée. « I remember the day when I was so blind » : Liferuiner est désormais un groupe éveillé et couple la raison et les tripes. Avec son métalcore résolument fédérateur et rageusement mélodique, Liferuiner s’est forgé une auréole en l’espace de quelques mois. Magnifique et de bon augure pour la suite.
Chronique proposée par Kevin
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